Loeb en tête à Monte-Carlo
Sébastien Loeb | MAXPPP

Loeb: "Les sensations les plus fortes"

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Le Français Sébastien Loeb, neuf fois champion du monde de rallye, va participer dimanche à la course de côte de Pikes Peak, dans le Colorado, au volant d'une Peugeot 208 très spéciale (875 CV) qui lui procure "les sensations les plus fortes" de toute sa carrière.

Comment avez-vous préparé cette "course vers les nuages" ?
 Sébastien Loeb : "Je n'ai rien changé par rapport à un rallye habituel, on va juste  prendre de l'oxygène pour la montée (ndlr: l'arrivée est à 4.300 m d'altitude).  La question c'était est-ce que je vais être capable d'avoir un feeling, de  me sentir à l'aise et de pouvoir attaquer comme avec une voiture de rallye.  J'ai fait des reconnaissances, j'ai pris des notes, je les ai dans la tête et  je me les annonce au fur et à mesure, tout seul, virage après virage, pour ne  pas me faire surprendre. Ca me décrit des angles et je sais à quelle vitesse  passer le virage. Le par coeur se rajoute à cela, car je mémorise des  trajectoires, et les rapports de boîte de vitesses correspondent à ce que j'ai  en rallye, donc je ne suis pas déboussolé".
   
Est-ce que ça ressemble à du rallye ?
SL: "C'est une belle route, les paysages sont superbes, la partie basse  ressemble beaucoup à la Catalogne, et en haut ça change un petit peu, avec des  courbes très rapides. Au freinage, je ne peux pas être au mètre près, comme en  circuit. Il n'y a pas de panneau, donc le repère c'est mon regard sur le  virage. Je freine quand je sens qu'il faut freiner, donc ça ressemble plus à un  rallye. C'est un peu comme une spéciale de rallye, mais avec une voiture que je  n'ai jamais eu l'occasion de conduire en rallye".
   
Que ressentez-vous de spécial dans cette 208 ?
SL: "J'ai déjà eu l'occasion d'essayer une F1, la 908 du Mans. Au niveau du  rapport poids-puissance, ça s'en rapproche. La grosse différence, ce sont les  quatre roues motrices, donc c'est très violent en sortie d'épingle et il faut  arriver à exploiter toute cette puissance. Ce sont les sensations les plus  fortes (de ma carrière) car les virages tournent vraiment, et à la vitesse à  laquelle j'arrive, 220 ou 240 km/h, la voiture est collée au sol par l'appui  aérodynamique. Il n'y a pas beaucoup de marge de sécurité, je sais qu'il ne  faut pas sortir. La voiture est fiable, il ne faut pas qu'il y ait un truc qui  lâche. On n'a eu aucun ennui mécanique pendant les essais, donc c'est bon  signe, et au niveau pilotage je ne me fais pas de "chaleur". C'est plutôt ça  qui me rassure".

AFP