Le championnat du monde des rallyes dans l'expectative

Le championnat du monde des rallyes dans l'expectative

Publié le , modifié le

Le Championnat du monde des rallyes n'a plus de promoteur et de diffuseur, suite à la résiliation du contrat entre la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et la société anglaise North One Sport. NOS, et avant elle ISC qu'elle avait rachetée, détenait les droits du WRC depuis onze saisons, assurant la totalité de la promotion du championnat ainsi que la production et la diffusion des images, le chronométrage, l'animation de wrc.com et de Rally Radio.

La FIA, qui supervise et donne son label prestigieux à tous les championnats du monde de sport automobile, a en effet dénoncé vendredi le contrat de NOS, dont le propriétaire russe, Vladimir Antonov, actionnaire de la banque lituanienne Snoras et soupçonné de malversations financières, a été arrêté en novembre à Londres. "En raison de circonstances récentes imprévues", la FIA a été "obligée de mettre un terme à son contrat avec North One Sport", explique la FIA dans un communiqué, et elle ajoute "qu'aucune offre ferme de reprise de NOS n'a été formulée, mais au moins sept expressions d'intérêt, sans succès".

Cette annonce, qui n'est pas vraiment une surprise, survient à une semaine du début du rallye Monte-Carlo (17-22 janvier), redevenu cette année la manche d'ouverture du WRC. La maison-mère de NOS, Convers Sports Initiatives (CSI), a en effet été placée en redressement judiciaire en novembre 2011, suite à l'arrestation d'Antonov.

Eurosport en pole

La FIA et l'Automobile Club de Monaco (ACM), organisateur du fameux rallye dont ce sera la 80e édition cette année, doivent désormais trouver, de toute urgence, des sociétés capables de gérer, au moins, la production et la diffusion d'images pendant le rallye Monte-Carlo, dans une semaine, et le chronométrage.
De source proche de l'ACM, la chaîne de télévision Eurosport, qui retransmettait depuis trois ans le Monte-Carlo dans le cadre du Challenge intercontinental des rallyes (IRC), moins coté mais inventé par sa filiale Eurosport Events, serait en pole position pour reprendre le flambeau.

AFP