Zarco: "Je peux être un prétendant au titre"

Zarco: "Je peux être un prétendant au titre"

Publié le , modifié le

"Je peux être un prétendant au titre": vainqueur du GP d'Argentine, le Français Johann Zarco savoure sa première victoire en Moto2 et affiche ses ambitions.

Que représente cette première victoire pour vous?

Johann Zarco: "C'est d'abord un grand bonheur, du plaisir. C'est la récompense du bon travail effectué ce week-end et depuis des années avec mon team (Ajo Motorsport). J'ai la bonne moto, j'ai la bonne équipe. J'ai souvent changé d'équipe, soit parce qu'elle arrêtait ou changeait de catégorie. Ces déboires font partie du passé. Depuis 2011, je suis avec eux, j'arrive à maturité dans cette équipe. Ça m'apporte une sérénité supplémentaire d'avoir confiance dans les membres de l'équipe. Ca me permet de me concentrer sur le pilotage."
   
Quels sont vos objectifs cette saison?

J.Z. : "Ce qui est très important aujourd'hui c'est que je marque beaucoup de points au Championnat du monde. Cela dit, l'important désormais c'est d'être bon sur tout le championnat et pas seulement sur une course, il faut continuer, faire preuve de constance. Prendre les week-ends l'un après l'autre et apprendre à ne pas faire d'erreur. Au Qatar, c'était pas de ma faute, j'ai eu un problème mécanique, j'avais course gagnée et j'ai fini 8e. A Austin, j'avais moins d'aisance mais j'ai quand même fini second. On travaille pour gommer les faiblesses et être plus compétitif à chaque course. Ce week-end, ça a bien marché. Maintenant on retourne en Europe, le rythme est un poil différent, mais l'objectif est le même: être constant et jouer la gagne."
   
Vous pensez au titre de champion du monde?

J.Z. : "C'est ce qu'il faut viser. J'ai tout en main: la moto, l'équipe, une meilleure expérience. A moi de gérer. Marquer des points à chaque fois. Les victoires ça permet de marquer un maximum de points, mais on ne peut pas aller chercher la victoire tout le temps. Des fois, il faut être intelligent et assurer une place dans les points quand la victoire n'est pas envisageable. C'est clair qu'au vu des résultats précédents, du métier et des conditions, je peux être un prétendant au titre".
   
Quels sont vos atouts pour y parvenir?

J.Z. : "J'ai un pilotage très propre, pas agressif, ce qui permet d'économiser les pneumatiques, c'était important sur un circuit comme en Argentine. La clé est de ne pas s'énerver quand tout n'ira pas parfaitement bien, ne pas stresser. La saison est longue".
   
Les bons résultats de vos compatriotes Masbou et Quartararo vous procurent une motivation supplémentaire, une émulation?

J.Z. : "Je n'ai pas besoin de ça pour être motivé, mais ça fait plaisir que les gars se bagarrent devant en Moto3, c'est une bonne chose pour notre sport en France".
   
Quel est votre programme d'ici le prochain Grand Prix à Jerez début mai?

J.Z. : "On arrive mardi (à Avignon), et on aura une semaine avant de partir pour Jerez. Je vais prendre un peu de repos, mais garder la forme physique. Puis je vais enchaîner avec un week-end d'entraînement. (Après deux Grand Prix en 10 jours aux Etats-Unis et en Argentine), on sent des douleurs aux bras, les jambes tirent un peu plus."
   
Vous avez fait un salto arrière, en combinaison, casqué, depuis le muret d'une tribune, pour célébrer votre victoire...

J.Z. : "Il y avait tellement de bonheur, ça me plaît, j'ai eu envie de le tenter et c'est passé, le public a aimé".

AFP