Rossi Marquez Chute Sepang 2015
Valentino Rossi (Yamaha) s'éloigne de Marc Marquez (Honda) après la chute de l'Espagnol | GIGI SOLDANO / DPPI Media

Le clash Rossi-Marquez fait bouillir le MotoGP

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A quatre jours du Grand Prix de Valence qui décidera du champion du monde MotoGP, les répliques du clash de Sepang entre Rossi et Marquez continuent de faire des ravages. Pour prévenir tout débordement dans le paddock, dans la presse voire dans les tribunes, la Dorna (société organisatrice du championnat) a d'ores et déjà supprimé la traditionnelle conférence de presse du jeudi. Mais le feu est partout et une simple étincelle peut tout rallumer.

Avant l'accrochage au GP de Malaisie entre Valentino Rossi et Marc Marquez, il y avait eu la conférence de presse. Un rendez-vous que l'Italien avait utilisé pour lâcher quelques bombes sur le cuir de Marc Marquez et Jorge Lorenzo. Dans un contexte déjà très tendu, ce discours musclé et accusateur du "docteur" avait mis le feu aux poudres bien avant son coup de botte fatal à Marquez dimanche dont il n'était finalement que le prolongement. Depuis, la polémique n'en finit pas d'enfler entre pilotes et entre constructeurs. La sanction infligée à Rossi n'a calmé personne (ndlr : départ en dernière position sur la grille) et même les premiers ministres espagnols et italiens y sont allés de leur commentaire et soutien à leur compatriote. Lundi, Honda a accusé le nonuple champion du monde dans un communiqué, allant bien plus loin que l'enquête de la direction de course. Yamaha a répliqué en défendant son poulain qui se bat avec Jorge Lorenzo, l'autre pilote officiel du diapason pour le titre mondial.

La Dorna siffle la fin des hostilités

En termes de communication, difficile de faire mieux puisque l'affaire est relayée dans le monde entier. Ce buzz, la Dorna et la Fédération internationale de Motocyclisme (FIM) essayent maintenant de le contenir tant les messages parus sur les réseaux sociaux montrent chez certains l'envie d'en découdre sur le circuit où 110.000 spectateurs sont attendus. Premièrement en interdisant la conférence de presse afin d'éviter de nouvelles joutes verbales devant la presse. Deuxièmement en convoquant les différents acteurs du MotoGP, pilotes et teams, le 5 novembre afin de revenir à une compétition sportive saine et sereine. Si les esprits parviennent à se calmer, un dernier coup de théâtre pourrait intervenir vendredi, jour des premiers essais libres. Le Tribunal arbitral du sport doit rendre son avis sur le recours déposé par Rossi en vue d'obtenir l'annulation de sa sanction. S'il y parvenait, quelle serait alors l'attitude de la FIM et de ses rivaux ?

Lorenzo voulait pa​rler au TAS

Devant tant de palabres, la position la plus confortable est celle de Jorge Lorenzo. Mené de 7 points au championnat, le Majorquin est toutefois avantagé par la sanction qui frappe Rossi qui aura beaucoup de mal à accrocher le podium dimanche alors qu'il devra remonter tout le peloton. S'il ne sera pas entendu par le TAS comme il le souhaitait et contre l'avis de Yamaha, Lorenzo n'est pas exposé comme peuvent l'être son compatriote Marc Marquez et son coéquipier Rossi. Il n'est finalement qu'un second rôle dans l'affaire. Lorenzo n'a pas de joker mais sa fin de saison prouve qu'il dispose d'une moto compétitive et d'une confiance inébranlable en ses chances de coiffer l'Italien. Il aurait tort de se mêler à un débat stérile pour le moment, Rossi et Marquez font déjà tout ce qu'il faut pour lui offrir le titre.