Johann Zarco
Johann Zarco | Xavier Richard

Le bon coup de Zarco

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Johann Zarco s’est parfaitement joué des conditions météorologiques pour prendre place sur la première ligne des Moto 2. Très vite en action, le Français a réalisé le 3e chrono des qualifications du GP de France avant que la pluie ne s’invite sur le circuit Bugatti du Mans. Seuls Nakagami et Redding l’ont devancé. Les autres pilotes tricolores ont eu moins de nez. Mike di Meglio partira de la 12e place et Louis Rossi de la 21e.

« Zarco président » affichait un spectateur sur un drapeau. Une boutade qui fait rire le pilote. Mais de toute façon, le sourire il l’avait déjà aux lèvres à l’issue de la qualification grâce à une excellente maîtrise des éléments. « Les conditions étaient particulières. Au début il y avait de petites gouttes de pluie et j’étais hésitant mais ça tenait encore, raconte Zarco. Tout le monde a poussé tout de suite. Les positions ont pas mal changé mais je me suis positionné 3e avant que les grosses gouttes tombent. » Un joli coup devant ses fans et sa famille. Il n’y avait pas meilleur endroit pour faire une première ligne. « C’est la meilleure qualif de l’année et c’est bien que ça arrive ici au Mans pour le GP de France. Je suis très content mais je ne veux pas être euphorique car il y a la course. »

Repérage sous la pluie

Chez les Zarco, on ne jure que par le travail. La joie est toujours mesurée, contenue, intérieure. Infatigable travailleur, le vice-champion du monde 125cc 2011 ne s’est pas reposé sur cette bonne place. Sur le mouillé, il a été le premier et longtemps le seul à s’essayer au guidon de sa Suter. Malin le protégé de Laurent Fellon qui pense déjà à dimanche et les averses prévues à la mi-journée. « C’était au cas où on aurait des conditions comme cela demain, explique-t-il. Je voulais avoir quelques sensations avec des pneus pluies et me refaire à la piste car ça peut être important. Je n’étais pas trop mal (sous les 1’55’’). » L’an passé, déjà sous la pluie, il occupait la 2e place avant de chuter. Un crève-cœur qu’il n’a pas oublié mais qu’il compte bien effacer. « Il faut que je passe au dessus de ça pour ne pas subir cette pression négative. Je veux d’abord finir la course, si possible avec des gros points. Un podium serait magnifique mais il faut surtout que je sois à l’aise car la course sera longue. » Et sans doute humide…