David Castera, Dakar
David Castera, directeur sportif du Dakar | FRANCK FIFE / AFP

Castera: "Le challenge c'est l'altitude"

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Directeur sportif du Dakar, David Castera a dévoilé quelques détails supplémentaires du tracé de l'édition 2015, en marge de la conférence de presse de présentation du prochain rallye-raid. Le Béarnais désire envoyer les voitures en Bolivie, notamment dans le superbe salar d'Uyuni, et faire monter la course en haute altitude.

Les mauvaises conditions météo ont compliqué le Dakar 2014. Allez-vous pour autant alléger l’édition 2015 ?
D.C: Je ne connais pas encore la météo donc je ne sais pas comment on va le gérer. Mais on va travailler pour que ce soit un Dakar difficile. C’est vrai que cette année on a été trompés par les grosses chaleurs mais on va quand même maintenir la course sur un niveau élevé. Il y a du potentiel de nouveaux parcours à explorer en Bolivie.

Doit-on s’attendre à un cahier des charges en baisse ?
D.C: On n’en est pas encore au cahier des charges. On va voir ce que l’on peut faire, le potentiel que l’on peut exploiter. Après tout dépend de la longueur de la course, ce qu’on met dedans. L’objectif c’est de pouvoir moduler le parcours plus facilement selon les évènements et les conditions météo.

"Les voitures vont aller en Bolivie"

La défection du Pérou a certainement dû modifier vos plans…
D.C: Oui, car au début, on voulait monter par le Pérou. Mais du coup, on va pouvoir mieux exploiter la Bolivie. En 2015, les voitures vont y aller aussi. Elles vont découvrir le pays d’une manière différente avec des étapes-marathon. Cela va modifier les journées de repos puisqu’on va d’abord y envoyer les motos. Puis pendant qu’elles reviennent, les autos vont y aller. Donc il va y avoir un gros flux sur la Bolivie avec quatre jours de course.

A quoi doivent s’attendre les autos en Bolivie ?
D.C: On garde le salar d’Uyuni, c’était l’objectif numéro un. Puis, des zones de sable que l’on a découverte, ainsi que d’autres salars. En restant deux jours là-bas, on va découvrir ces contrées que l’on ne connaît pas encore très bien. En fait pour nous le challenge c’est l’altitude. Aujourd’hui, on sait comment la maîtriser et comment avancer donc on peut aller plus facilement là-haut et on est mieux organisé pour ça.

"De l'endurance et de la technique"

La difficulté va-t-elle porter sur la composition du terrain ou la longueur des étapes ?
D.C: Un peu des deux, comme on l’a fait cette année. Il y a eu des étapes très longues, de 500 ou 600 km. On veut garder cet esprit Endurance. Et ensuite, on va faire des spéciales plus courtes et plus difficiles. On ne peut pas allier les deux donc il y aura des étapes longues et "faciles" et des étapes plus dures et techniques sur un plus faible kilométrage.

Verra-t-on plus de sable cette année?
D.C: Il y en aura à peu près autant que l’an dernier. On est dans les mêmes endroits donc il n’y en aura pas plus. Mais on va bien exploiter les dunes, avec quelques petites surprises au programme en Bolivie et en Argentine.

Xavier Richard @littletwitman