Adrien Van Beveren portrait Dakar
Adrien Van Beveren a crevé l'écran sur le Dakar 2016 | FLORENT GOODEN / DPPI Media

Adrien Van Beveren de retour en sable connu

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Révélation du dernier Dakar (6e), Adrien Van Beveren revient sur ses terres ce week-end à l'occasion de l'Enduropale du Touquet. Double tenant du titre, le pilote Yamaha va pouvoir mesurer sa nouvelle cote de popularité.

Heureusement qu'il a les épaules solides car les tapes dans le dos n'en finissent pas. Double vainqueur de l'Enduropale, Adrien Van Beveren ne se doutait pas que le Dakar l'exposerait autant à la lumière. Le Nordiste a pourtant tout fait pour en Amérique du Sud. Brillant 6e à sa première participation et meilleur "rookie", il a donné le sourire à toute l'équipe Yamaha qui l'avait intégré dans son junior team autant pour apprendre que pour épauler les leaders Helder Rodriguez et Alessandro Botturi. Comme son alter ego chez KTM Antoine Meo, vainqueur de deux étapes, il représente l'avenir français en rallye-raid.

Adoubé par Monsieur Dakar

Signe qui ne trompe pas, il a même été adoubé par les glorieux anciens, deux légendes du Dakar. "Un soir, à table, j’ai entendu Stéphane Peterhansel et Cyril Despres (vainqueurs respectifs de 12 et 5 Dakar, ndlr) dire aux responsables de Yamaha : Ça y est, vous l’avez trouvé votre pilote pour gagner le Dakar. Allez-y, mettez les moyens." Si le charme a opéré chez Yamaha France, il ne reste plus qu'à convaincre l'état-major japonais de muscler son jeu. C'est tout le mal qu'on lui souhaite.

Chez lui au Touquet

Deux semaines après l'arrivée du Dakar à Rosario, Adrien Van Beveren sent encore bon le sable chaud. Médaille reçue à l'arrivée jamais très loin et des images plein le casque, il continue de surfer sur ses quinze jours de course. "Ça a été un moment difficile mais il me reste beaucoup de bons souvenirs, confie-t-il. J’ai placé la barre très haut. Si je finis 10e l’an prochain, je risque d’être déçu." En attendant 2017, il va remettre le bleu de chauffe dimanche au Touquet sous la pluie qui devrait baigner les participants de l'Enduropale. Aucun problème d'adaptation pour le natif de Racquinghem, il est tout simplement le vainqueur des deux dernières éditions. Ce sable-là n'a déjà plus de secret pour lui.