Loeb pikes peak essais
Sébastien Loeb en répétition à Pikes Peak avec la Peugeot 208 T16 | DR

Loeb paré pour Pikes Peak

Publié le , modifié le

La Peugeot 208 T16 domptée et la montée de Pikes Peak repérée, Sébastien Loeb attend tranquillement au pied de la montagne. L'Alsacien n'a rien laissé au hasard avant de passer à l'ascension chronométrée dimanche et sera le grandissime favori. Le record absolu du tracé pourrait même tomber.

Pas la peine d'en rajouter. En quelques séances d'essais, Loeb a percé le secret des nuages. Le parcours mémorisé et l'auto parfaitement équilibrée, le nonuple champion du monde des rallyes a mis tous les atouts dans sa poche. "Nous sommes désormais bien calés : je connais le parcours par cœur et les réglages de la voiture sont satisfaisants, estime-t-il. C’était inutile d’en faire trop, nous avons donc moins roulé que la semaine dernière. J’ai vraiment le sentiment que nous sommes prêts." De la montée, Loeb en retient des gros morceaux de bravoure, des pièges et la peur du vide. "La partie basse est un peu plus technique avec de nombreux enchaînements de virages, indique Loeb. La deuxième partie, elle, est plutôt composée de parties très rapides et d’épingles. C’est, je pense, la portion la plus difficile. Les précipices y sont… démesurés ! Il n’y a clairement pas le droit à l’erreur. Les derniers kilomètres sont très bosselés. La route a, certes, été refaite mais elle demeure très piégeuse. Il faut parfois contourner les bosses à gauche, parfois à droite !".

Contourner et monter jusqu'à 4301 m d'altitude. Une ascension exigeante pour l'homme et sa machine. "Monter le parcours intégral m’a confirmé que la première partie était assez physique, confie le pilote de la Peugeot. Pour ces deux montées, j’avais de toute façon emporté une bouteille d’oxygène que j’utiliserai certainement pour la course. C’est tout de même une voiture physique et c’est plus confortable d’affronter les derniers kilomètres en pouvant respirer normalement." La 208 T16 Pikes Peak n'a elle pas trop de souci pour respirer. "Je pense que le moteur perd beaucoup moins de puissance que les autres à cause de l’altitude, assure  Jean-Christophe Pallier, le chef de projet. C’est une belle opportunité d’avoir pu effectuer deux montées complètes. Elles nous ont permis de valider nos différents choix. Nous tirons un bilan très positif de ces essais. Que ce soit en fiabilité ou en performances, nous nous situons là où nous le pensions. Nos réglages sont désormais affinés et nous ne devrions pas les retoucher avant la semaine décisive."

Video : Loeb en essais à Pi​kes Peak

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