Sébastien Loeb (Peugeot 208 T16)
Peugeot sur le Dakar 2015 avec une 208 ? | BORIS HORVAT / AFP

Loeb dompte le Ventoux

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La rencontre des deux monstres a eu lieu en pleine nature. Sébastien Loeb, le nonuple champion du monde des rallyes, et la bestiale Peugeot 208 T16, 875 chevaux, étaient faits pour s'entendre. Ensemble, ils ont limé les pentes du Mont Ventoux pendant deux jours en quête de bons réglages pour grimper au sommet de Pikes Peaks. A mois et demi de la course dans les nuages, le ciel s'est partiellement dégagé.

"Une fusée". Quelques jours après son premier contact avec la 208, Sébastien Loeb n'a pas changé de vocabulaire pour décrire son prototype en vue de Pikes Peak. "Assommé à chaque rapport", l'Alsacien loue maintenant la vitesse de passage dans les virages. Un bolide comme il en a rarement eu entre les mains vu que les voitures de WRC sont moins puissantes et que ses expériences en endurance et en F1 sont restées limitées. "Elle ne ressemble à aucune autre", a expliqué Loeb. Plus F1 que voiture de rallye mais si particulière et unique. Le plus difficile face à ce monstre, c'est d'en cerner les limites car la montée du Colorado est un one-shot.

Le rendez-vous est pris

Sur le Mont Ventoux, qui présente un bitume assez similaire et une pente comparable, Loeb n'a pas chômé. Malgré le tournage d'un film pour les sponsors et la présence de brouillard, il a pu multiplier les runs de 6,2 km. 120 km couverts au total avant que l'embrayage ne rende l'âme. Issu d'une 908, il affichait 1000 km au compteur. A Pikes Peak, il n'aura que 20 km à faire et sera neuf...  "Le potentiel existe, la puissance, les freinages, l'aéro, mais il s'agit maintenant que je puisse l'utilisé", a commenté Loeb en descendant de sa 208.

156 virages à apprendre

Hormis un besoin d'assouplir la direction, le rallyeman n'avait pas trop à se plaindre de la voiture qu'il a désormais bien en main. La bête va maintenant être désossée avant de partir pour les Etats-Unis. Le fauve et son dompteur se retrouveront début juin pour d'autres essais avant la découverte des 156 virages. D'ici là, Loeb aura tout le temps de les apprendre grâce aux caméras embarquées fournies par Romain Dumas, 2e l'an passé. C'était avant qu'il décide de retenter sa chance sur un prototype Norma. Grandissime favori de la course, Loeb est très attendu. Un statut que l'Alsacien a l'habitude de défendre. Sur sa combinaison, Peugeot et Red Bull a anticipé en brodant "King of the Peak". Du cousu main ?