Danica Patrick
Danica Patrick, le charme et la vitesse | TYLER BARRICK / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le top 5 des femmes pilotes

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A l'occasion de la semaine de la femme, voici le top 5 des pilotes féminines dans un univers très machiste...

1. Michèle Mouton, la boss du rallye
Michèle Mouton n'est pas au sommet de ce top 5 pour rien. Dans l'univers très macho du sport automobile, il y a celles qui ont participé et celles qui ont brillé. La Grassoise fait partie de la deuxième catégorie grâce à une superbe carrière en rallye. Remarquée par ses résultats en championnat de France et d'Europe, Michèle Mouton est parvenue à se hisser au plus haut niveau mondial avec le soutien d'Audi. Au volant de la célèbre Quattro, elle va remporter quatre rallyes (Sanremo 1981, Portugal 1982, Acropole 1982, Brésil 1982) et lutter pour le titre WRC 1982 jusqu'à la dernière épreuve. Ebranlée par le décès de son père, Mouton échouera de 14 points face à son coéquipier Walter Röhrl. Avec la Quattro, elle a également remporté deux fois la course de côte Pikes Peak (1984, 1985). Sur circuit, Michèle Mouton s'est distinguée aux 24 Heures du Mans en gagnant la catégorie 1601 à 2000 cm3 en 1975. L'arrêt des groupes B en WRC l'a poussée à prendre sa retraite. Co-organisatrice de la course des champions, Michèle Mouton reste par son aura très impliquée dans les instances de la FIA.

2. Danica Patrick, la bombe made in USA
Le charme et la vitesse, un cocktail explosif qu'on retrouve en grande concentration chez Danica Patrick. Née sur un karting puis formée à la monoplace anglaise, la belle américaine s'est vite fait un nom sur les ovales US. Et pas que pour ses poses en maillot de bain en couverture de Sports Illustrated. En 2005, elle participe à sa première saison en IndyCar. Un coup de maître pour son écurie Rahal-Letterman puisque Danica Patrick se qualifie en 4e position à Indianapolis. Elle va réussir à mener la course avant de terminer au 4e rang. Un exploit majuscule dans le temple de la vitesse. Aux Etats-Unis, il n'en faut pas plus pour qu'une Danica-Mania se propage dans tous les foyers, fan ou pas de sport mécanique. Après trois podiums en 2007, elle décroche enfin son premier succès l'année suivante sur le Twin Ring de Motegi. Troisième de l'Indy500 en 2009, Danica Patrick est régulièrement annoncée en F1. C'est pourtant en Nascar qu'elle se réfugie. Après deux années d'apprentissage en Nascar Nationwide, la D2 de la discipline, elle rejoint le gratin en Sprint Cup en 2013. La saison s'ouvre à Daytona. Bingo ! Danica Patrick réalise la pole position, la première d'une femme dans l'univers ultra-machiste des courses sur ovale.

3. Jutta Kleinschmidt, la renarde du désert
Cyril Despres est passé du statut de mécanicien à celui de quintuple vainqueur du Dakar à moto. Ça marche aussi avec les ingénieurs. Diplômée en physique, Jutta Kleinschmidt a débarqué chez BMW en 1987. L'année suivante, elle contractait le virus du Dakar au guidon d'une moto allemande. Première féminine au Cap (1992) et à Dakar (1993) sur deux roues, elle se recycle sur quatre roues en 1994. Pendant plus de dix ans, Kleinschmidt "flirtera" avec les gros bras du rallye-raid. Vainqueur de sa première étape en 1997, l'Allemande montait sur toutes les places du podium. Une année après son titre de vice-championne du monde de rallye-raid, elle s'imposait sur le Dakar en 2001, au grand dam de certains hommes…

4. Lella Lombardi, la "Tigresse" de la F1
Le WRC, les rallyes-raids, l'endurance, il n'y a que la F1 qui résiste encore aux femmes. Certaines s'y sont essayées avec plus ou moins de succès. La plus connue et la plus "capée" à ce jour est l'Italienne Lella Lombardi. Avec dix départs à son actif et un demi point inscrit, elle est un cas unique dans l'histoire de la F1. Surnommée la "Tigresse de Turin" pour sa pugnacité et sa froideur en course, Lella Lombardi est apparue dans la discipline reine du sport auto en plein milieu des années 70. Et à cette époque, il fallait du courage pour rouler dans ces monstres de puissance mais à la cuirasse bien fragile. Recrutée par Franck Williams puis pilote March, l'Italienne a lutté pour se faire une petite place dans le peloton. Sans les problèmes de fiabilité récurrents à cette époque et le règlement qui ne donnait des points qu'aux six premiers, elle aurait certainement un autre palmarès. Mais on ne refait pas l'histoire.

5. Anny-Charlotte Verney, la reine de l'endurance
Anny-Charlotte Verney est issue d'une grande famille de l'automobile (son père Louis Verney a œuvré pour la création des 24 Heures du Mans et le mari de sa tante est le fils d'Amédée Bollée). Portée sur le volant, elle avait la compétition dans le sang. C'est tout logiquement qu'elle est devenue l'une des figures des 24 Heures du Mans avec dix participations entre 1974 et 1983, un record pour une femme. Non contente de participer, Anny-Charlotte Verney y a obtenu de belles places d'honneur avec une 6e position en 1981. Multiple championne de France des circuits et des voitures de production, elle a également dix participations au Dakar à son actif.