Sebastian Vettel (Red Bull-Renault)
Sebastian Vettel (Red Bull-Renault) | AFP - Javier Soriano

Vettel qu'en lui-même

Publié le , modifié le

L'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull) a conforté sa position en tête du championnat du monde des pilotes de F1, en remportant le GP de Belgique sur le circuit de Spa- Francorchamps. Il a devancé son coéquipier l'Australien Mark Webber et le Britannique Jason Button (McLaren-Mercedes).

C'est la 7e victoire de Vettel, champion du monde en titre, cette saison, mais la première depuis le 26 juin et le Grand Prix d'Europe, à Valence, suivie en juillet par une victoire Ferrari et deux victoires McLaren. Elle permet au jeune Allemand de creuser encore l'écart en tête du championnat. devant Webber et Fernando Alonso (Ferrari).

 L'Espagnol a pris la 4e place en Belgique, au terme d'une course très animée marquée, au 13e tour, par la sortie de piste de Lewis Hamiton (McLaren), vainqueur de ce Grand Prix l'an dernier. Le Britannique Lewis Hamilton a été victime d'un accrochage avec le Japonais Kamui Kobayashi (Sauber) qu'il tentait de dépasser au 14e tour. Sa McLaren a violemment percuté les rails de sécurité. L'ancien champion du monde a mis quelques instants à débloquer son volant et à sortir de l'habitacle.
Quant à l'Allemand Michael Schumacher (Mercedes), parti de la 24e et dernière place sur la grille, après unre remontée fantastique, il termine 5e, pour le 20e anniversaire de ses débuts en F1.

Sebastian Vettel  a encore une fois dominé les débats. Il a en outre pu compter sur une voiture très performante et son équipe a su bien gérer la question toujours délicate de pneumatiques par une météo changeante. Il s'est arrêté trois fois aux stands pour changer de pneus, soit une fois de plus que Webber mais autant que Button, parti de la 13e place sur la grille.

Réactions

Sebastian Vettel (ALL/Red Bull, 1er): "Je suis très heureux d'avoir gagné ici, c'était une super course, très rapide et très excitante. Je ne peux pas me plaindre et je me suis fait plaisir à chaque tour, même si ce n'était pas une course facile à gérer. Quand la voiture fait exactement ce qu'on veut, c'est très plaisant de rouler ici, avec toutes ces courbes rapides. Nous étions un peu inquiets pour nos pneus en arrivant ici, mais on les a bien gérés, et la voiture a marché parfaitement de bout en bout. J'avais un bon rythme, c'était amusant de faire tous ces dépassements, et je pense que c'est l'une des meilleures courses de la saison. Je suis très fier de rejoindre tous ces gars qui ont gagné à Spa, comme Kimi (Räikkönen). Je garde aussi un souvenir très fort de mes victoires à Suzuka (ndlr: 2009 et 2010), c'est un autre circuit fantastique. L'Allemagne manque encore à mon palmarès, car pour l'instant ça n'a jamais marché pour moi là-bas. Bien sûr, j'ai plus de points qu'après la Hongrie et je me rapproche de notre objectif final, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir et tout peut changer très vite. Quand j'ai l'opportunité de gagner, j'essaie de le faire, et je ne pense pas forcément au championnat. Mais ce n'est pas forcément la peine de prendre trop de risques."
Mark Webber (AUS/Red Bull, 2e): "Quand les feux se sont éteints, mon dispositif anti-calage s'est déclenché, je ne sais pas si c'est parce que le départ était donné en montée, ou non. Nous étions inquiets au sujet des pneus avant la course et nous avons eu beaucoup de réunions ce matin pour en discuter. A la fin, les bonnes décisions ont été prises et l'équipe a très bien réagi, après avoir passé beaucoup de temps à chercher pendant la nuit comment on pourrait gérer cette course au mieux. Nous avions beaucoup abîmé nos pneus en qualifications et il fallait absolument s'arrêter très tôt pour s'en débarrasser, afin d'éviter tout problème par la suite. Juste après le départ, j'étais dans le peloton et j'ai vu que tout le monde se rentrait dedans au premier virage, Bruno (Senna) et les autres, donc je me suis dit qu'il fallait s'échapper au plus vite avec la voiture intacte. Après mon premier arrêt, on s'est bien battus avec Fernando (Alonso), surtout quand je l'ai passé en bas du Raidillon. Nous sommes tous les deux très expérimentés et c'était une belle bagarre, c'est un pilote de classe mondiale et il sait où sont ses limites. En début de course, j'étais très énervé de cette situation, puis la voiture de sécurité est sortie et je n'ai pas entendu qu'on me disait de rentrer au stand, alors que j'ai demandé trois fois de suite, sans réponse. J'ai continué et la voiture se comportait de mieux en mieux. J'ai bien piloté et je pense que c'est un de nos plus beaux doublés. C'était un super week-end pour toute l'équipe et les gars méritent ce résultat".
Jenson Button (GBR/McLaren, 3e): "Au premier virage, c'était le chaos absolu, il y avait des pièces qui volaient partout. Je pense que Paul (di Resta) a touché mon aileron arrière, puis en descendant vers l'Eau Rouge quelqu'un d'autre a explosé son aileron avant et le morceau a abîmé le mien et mon rétroviseur, ce qui était un peu inquiétant. Je n'avais plus beaucoup d'adhérence mais les gars m'ont dit: attends le 5e tour pour qu'on répare tout ça. C'est ce qu'on a fait, et après c'était une course très amusante, avec beaucoup de dépassements, je me suis vraiment fait plaisir, surtout quand je passais les gars à l'extérieur, dans la dernière chicane. Tout le week-end, la voiture marchait vraiment bien, son équilibre était phénoménal sur le mouillé, le sec, et dans des conditions intermédiaires. Je pense qu'on a encore fait un pas en avant, depuis la Hongrie, donc une 3e place est décevante. On peut toujours dire: et si je n'étais pas parti de la 13e place sur la grille, à cause du malentendu pendant les qualifications. Mais il faut tenir compte de tous les autres paramètres, les autres ont très bien roulé et ils ont marqué plus de points que nous. Je pense que nous avons un très bon "package" pour Monza".

Classement du  Grand Prix

1. Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault) les 308,052 km en 1h26:44.893 (moyenne: 213,066 km/h)
2. Mark Webber (AUS/Red Bull-Renault) à 3.741
3. Jenson Button (GBR/McLaren-Mercedes) à 9.669
4. Fernando Alonso (ESP/Ferrari) à 13.022
5. Michael Schumacher (GER/Mercedes) à 47.464
6. Nico Rosberg (GER/Mercedes) à 48.674
7. Adrian Sutil (GER/Force India-Mercedes) à 59.713
8. Felipe Massa (BRA/Ferrari) à 1:06.076
9. Vitaly Petrov (RUS/Lotus-Renault) à 1:11.917
10. Pastor Maldonado (VEN/Williams-Cosworth) à 1:17.615
11. Paul di Resta (SCO/Force India-Mercedes) à 1:23.994
12. Kamui Kobayashi (JPN/Sauber-Ferrari) à 1:31.976
13. Bruno Senna (BRA/Lotus-Renault) à 1:32.985
14. Jarno Trulli (ITA/Team Lotus) à 1 tour
15. Heikki Kovalainen (FIN/Team Lotus) à 1 tour
16. Rubens Barrichello (BRA/Williams-Cosworth) à 1 tour
17. Jérôme d'Ambrosio (BEL/Virgin-Cosworth) à 1 tour
18. Timo Glock (GER/Virgin-Cosworth) à 1 tour
19. Vitantonio Liuzzi (ITA/Hispania-Cosworth) à 1 tour