Vettel GP Turquie 2010
L'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull) | AFP - Dimitar Dilkoff

Vettel, pôle toujours prête!

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Pour la quatrième fois cette saison en quatre Grand Prix, Sebastian Vettel a pris la pôle position. Oubliée donc la sortie de piste de vendredi. Le champion du monde en titre a encore fait preuve de patience et de performance sur un tracé particulier qui ne lui avait pas réussi l'an dernier.

Trop fort Vettel ? Certainement. Le champion du monde en titre, qui s'était lourdement accidenté vendredi  matin lors de la première séance d'essais libres, ce qui l'avait empêché de  disputer la seconde session, n'a finalement pas été gêné par ce contretemps,  comme il l'avait annoncé. Meilleur temps des derniers entraînements samedi matin, il a signé sa 4e pôle en autant de courses. 

Delà à imaginer le spectre d'une domination implacable de "Baby-Schumi", semblable aux  pires heures de gloire de son aîné Michael Schumacher, qui de 2000 à 2004 avait  remporté 5 titres consécutivement et des dizaines de GP, assommant la Formule 1  et ses fans, semble se profiler cette saison même si le Grand Prix de Chine a montré l'importance des stratégies de course. En outre, sur l'exigeant circuit de l'Istanbul Park, la dégradation des pneumatiques sera un élément déterminant dimanche.

"Cela sera une course dure, durant laquelle on devra gérer nos pneus. J'espère juste, et je croise les doigts à ce sujet, que la radio fonctionnera tout au long de la course vu que c'est assez utile, surtout si les pneus commencent à se  dégrader et qu'il faut communiquer avec l'équipe pour savoir quoi faire. Je suis confiant. J'ai une bonne voiture. J'espère que je ne serai pas trop dans l'action de la course. Pourvu que celle-ci se passe derrière moi !", a ainsi expliqué Vettel.

Etonnant de facilité, ce dernier devance de 4/10 son coéquipier, l'Australien Mark  Webber, 2e, qui s'élancera donc à ses côtés sur la première ligne, Vettel inflige une demi-seconde à tout le reste du plateau, à commencer par l'Allemand Nico Rosberg (Mercedes, 3e) et le Britannique Lewis Hamilton (McLaren, 4e).

L'Espagnol Fernando Alonso, sur sa Ferrari, est 5e. "On ne peut pas être heureux d'une 5e place. Mais je suis heureux parce que j'ai senti la voiture pluscompétitive que durant les premières qualifications. On a fait un petit pas en avant en terme de performance : ce n'est pas  suffisant et nous devons rapidement en faire un plus grand, mais cela donne  confiance à toute l'équipe", a-t-il observé. Il partira du 3e rang  avec le Britannique Jenson Button (McLaren), alors que le Russe Vitaly Petrov  (Lotus Renault, 7e) et l'Allemand Michael Schumacher (Mercedes, 8e) se  partagent le 4e.

Mathieu Baratas