Fernando Alonso  (Ferrari) et Sebastian Vettel (Red Bull)
Sebastian Vettel (Red Bull) face à Fernando Alonso (Ferrari) | Maxppp

Vettel dans le rétro d'Alonso

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A Yeongam, s’amorce un "mini-championnat" entre Fernando Alonso et Sebastian Vettel. A cinq Grands Prix de la fin, le pilote Ferrari et son homologue de Red Bull ne comptent que quatre petit points d'écart. Ce Grand Prix de Corée du Sud est donc le premier des cinq duels qui attendent les deux rivaux. Le monde de la Formule 1 en salive déjà.

Pour le moment, Fernando Alonso est bien devant. Mais à y regarder de plus près le classement, et surtout les dernières courses, le double champion du monde espagnol a du souci à se faire. Surfant sur ses deux victoires d'affilée à Singapour et Suzuka, Vettel se place légitimement en favori en Corée du Sud. Le pilote espagnol qui a quant à lui dû déplorer deux abandons (à Spa et à Suzuka) lors de ses quatre derniers Grands Prix, sent que le vent est en train de tourner en faveur de l'Allemand, mais tente de garder son sang froid. "Je suis sûr que nous pouvons rester dans la course jusqu'au bout", a-t-il indiqué sur le site de Ferrari. "N'oubliez pas que si nous sommes devant, c'est parce que nous avons fait progresser la voiture. En plus, nous avons su tirer le meilleur de notre matériel", a lâché Alonso.

Vettel domine les essais libres
Vettel (Red Bull) a réalisé le meilleur temps de la 2e séance d'essais libres. Vainqueur des deux derniers Grands Prix, l'Allemand a bouclé son meilleur tour en 1 min 38 sec 832/1000 et devancé de 32 millièmes de secondes seulement son coéquipier Mark Webber. Fernando Alonso (Ferrari), toujours leader du championnat avec quatre points d'avance sur Vettel, a signé le 3e temps de cette séance, à trois dixièmes, suivi de près par Jenson Button (McLaren) et Michael Schumacher (Mercedes), devant l'autre Ferrari de Felipe Massa, l'autre Mercedes de Nico Rosberg et l'autre McLaren de Lewis Hamilton. Romain Grosjean (Lotus), qui joue gros ce week-end après son départ raté au Japon (accrochage avec Webber dans le premier virage), n'a fait que le 11e temps, juste derrière son coéquipier Kimi Räikkönen qui a essayé des nouveaux échappements destinés à améliorer les performances de sa Lotus E20.

Si depuis septembre, l'écart semble se creuser avec les autres écuries qui affichent des progrès constants, la Scuderia ne peut plus se reposer sur son travail du début de saison. La deuxième place de Felipe Massa au Japon reste encourageante et le patron de Ferrari, Stefano Domenicali, reste pragmatique. "J'entends parfois dire que nous n'avons pas développé la voiture depuis quelques Grands Prix, ce qui est faux. La vérité, c'est que le niveau de compétitivité est très élevé et que nous devons améliorer notre rythme de qualification car il n'est pas au niveau qu'il devrait l'être", explique-t-il.

Räikkönen et Hamilton ont les crocs

Pour Kimi Räikkönen, tout autre résultat que la première place serait considéré comme un échec. "Pour moi, deuxième ou 10e, c'est pareil. Je préférerais même peut-être être au-delà de la troisième place pour ne pas avoir à me rendre au gala de la FIA (en décembre)", a-t-il ironisé. "Plus sérieusement, deuxième ou cinquième, quelle différence lorsque vous ne gagnez pas ? Bien sûr, si nous aviez dit cela au début de la saison, nous en aurions été satisfaits mais lorsque vous marchez bien, vous voulez toujours faire mieux." Et mathématiquement, rien n'est encore joué.

Lewis Hamilton en est également conscient et estime que le titre ne se jouera pas forcément entre les deux premiers du classement. Cinquième au Japon, le Britannique sait qu'il n'a plus le droit à l'erreur et qu'il reste encore 125 points à prendre. "Il faut attaquer au maximum, jusqu'à la fin de la saison, et provoquer la chance. Nous avons une voiture très compétitive et nous sommes toujours dans la course au titre", assure-t-il. L'an passé, la victoire en Corée lui avait échappé (en faveur de Vettel) malgré sa pole position. Cette fois, le pilote McLaren est bien décidé à triompher.

Romain Bonte