Sebastian Vettel (Red Bull-Renault)
Sebastian Vettel (Red Bull-Renault) | AFP - Javier Soriano

Vettel, cible des flèches d'argent

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Alors que les McLaren paraissaient supérieures sur le Hungaroring, le GP de Hongrie de F1, c'est finalement Sebastian Vettel (Red Bull) qui a arraché la pole position en 1:19.815. C'est la 23e pole position de sa carrière, la 8e cette saison. Reb Bull continue son parcours sans faute dans cet exercice depuis le début de la saison. Derrière, les flèches d'argent de Lewis Hamilton et Jenson Button sont en embuscade. Massa est 4e, Alonso finit 5e, devant Webber.

L'hégémonie de Red Bull a été mise à mal. Ce samedi sur le Hungaroring, 11e manche du championnat du monde de Formule 1, la firme autrichienne, invaincue cette saison en qualification, a bien cru devoir céder son leadership. La faute à une écurie McLaren très performante sur le tracé hongrois, qui a frappé un grand coup en plaçant ses deux monoplaces, pilotée par Lewis Hamilton et Jenson Button en 2e et 3e place, derrière l'inévitable Sebastian Vettel. Le champion du monde en titre a réussi un tour exceptionnel pour déloger l'écurie britannique. Avec une voiture moins dominatrice que les week-end précédents, comme en atteste la sixième place de Mark Weeber en 1:20.474, le pilote allemand a tout de même claqué sa huitième pole position de la saison. La 23e de sa carrière. Un exercice où il excelle, tout simplement. Rarement une pole position avait été aussi disputée depuis le début de la saison. Les trois premiers de la grille se tiennent en 209 centièmes entre les 1:19.815 de Vettel et les 1:20.024 de Jenson Button. Une grille qui n'a rien d'un hasard, ces trois hommes étant les derniers champions du monde : Hamilton en 2008, Button en 2009 et Vettel en 2010.

Mais la séance de qualification a prouvé que l'étau se resserre derrière les Red Bull. Trois écurires se disputaient même la pole position jusqu'à ce que Fernando Alonso (Ferrari), pourtant meilleur temps des Q1 et Q2 cède dans le sprint final de la Q3. Le double champion du monde espagnol (2005, 2006) a même cédé sa quatrième place dans le dernier tour à Felipe Massa. Le Brésilien domine pour la première de la saison son coéquipier en qualification. Un retour au premier plan pour le vice-champion du monde 2008, loin des premières lignes de la grille de départ depuis le début de la saison, sur ce même circuit où il avait connu un grave accident en 2009.   

Alonso se rate dans le dernier tour, Renault à côté de la plaque

Son coéquipier a fait la mauvaise opération de cette fin de séance. Obligé de s'élancer de la troisième ligne, Fernando Alonso, qui restait sur une victoire et trois deuxièmes places en cinq courses, devra sortir le grand jeu en course pour ne pas s'avouer définitivement vaincu pour le titre. Heureusement pour lui, la voiture au cheval cabré a confirmé à diverses occasions cette saison qu'elle se comportait mieux en course que sur un tour. A la sixième place, Mark Webber a cédé beaucoup de temps par rapport à la concurrence. Le pilote australien, jamais vraiment à son avantage ce weekend est le dernier du triptyque Red Bull-McLaren-Ferrari. Il échoue à 659 centièmes de son coéquipier. C'est beaucoup, pour le pour celui qui s'était imposé sur cette piste en 2010, et actuellement dauphin au classement des pilotes.

A la septième place on retrouve Nico Rosberg, souvent le premier pilote à ne pas appartenir aux trois écuries phares de la saison. Une fois n'est pas coutume, il a devancé son coéquipier Michael Schumacher, 9e, de plus de 8 dixièmes ! A noter la très belle qualification d'un autre allemand, Adrian Sutil, finalement 8e avec sa modeste Force India.

Si Force India est à la fête, c'est l'écurie Renault qui pleure. La firme française est passée complètement à côté de sa séance qualificative. Qu'il semble loin le podium de début de saison de Vitaly Petrov, qui suscitait tellement d'espoir.La marque au losange semble plafonner, lorsque les écuries adverses évoluent positivement chaque weekend. Petrov 12e et Heifeld 14e ont fini très loin de la Q3. Gageons qu'ils se reprennent en course.