Sebastian Vettel Red Bull
Sebastian Vettel (Red Bull) | ANTONIO SCORZA / AFP

Vettel champion du monde

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L'Allemand Sebastien Vettel a remporté à Sao Paulo son 3e titre de champion du monde en terminant à la 6e place d'un Grand Prix du Brésil haletant jusqu'au bout. Fernando Alonso, qui termine à la 2e place derrière Jenson Button, échoue donc à trois petits points de Vettel, qui arrache, à 25 ans, une troisième couronne alors qu'un septuple champion du monde s'arrête : c'était la dernière course de Michael Schumacher.

Un grand prix dantesque pour conclure une saison à suspense. Il n'en fallait pas moins pour sacrer Sebastian Vettel au terme d'une course aux multiples rebondissements et disputée sous des averses intermittentes mais tellement piégeuses. Dès l'extinction des feux, le GP du Brésil basculait dans l'irrationnel avec cet envol raté de Vettel, parti 4e de la ligne de départ, et qui voyait Alonso, qui s'élançait pourtant de la 7e position, lui passer devant. Accrochée par Senna, la Red Bull de l'Allemand partait même en tête à queue mais parvenait, malgré une carrosserie endommagée, à repartir ! Devant, Hamilton menait devant Massa, Button et Alonso, toujours en course pour réussir son fabuleux pari, à savoir remonter 13 points à Vettel.

Pendant que l'Allemand caracolait pour refaire son retard, d'autres, tels que Button et Hülkenberg, mettaient à profit l'humidité de la piste pour décaler leur changement de pneus. Après un intermède assuré par la Safety Car, la McLaren et la Force India repartaient en tête mais cela se passait plus mal ensuite pour le jeune Allemand, qui harponnait Hamilton, qui avait repris les commandes à ce moment-là ! Derrière, la bataille à distance faisait rage entre Alonso et Vettel. Ce dernier, à la défaveur d'un quatrième passage aux stands qui s'éternisait, reprenait la piste en 11e position. L'Espagnol était alors en position d'arracher son troisième titre de champion du monde mais, lui aussi, devait s'arrêter une dernière fois. Au final, le pilote Ferrari se hissait sur la 2e marche du podium derrière un Button impérial et devant son coéquipier Massa mais son rival, dans la douleur, s'accrochait à une sixième place qui lui assurait un troisième titre consécutif. A seulement 25 ans…

Déclarations :

Fernando Alonso (ESP/Ferrari), 2e de la course et du championnat: "Ce n'est pas ici que nous avons perdu le championnat, c'est quand Grosjean m'est passé au dessus de la tête (à Spa) et quand Vettel n'a eu qu'une réprimande après les qualifications au Japon (ndlr: alors qu'Alonso lui reprochait de l'avoir gêné en Q3). Il y a eu des situations cette saison qui me font penser à ces trois points, mais c'est le sport. Et même si je termine deuxième, j'ai gagné beaucoup de choses cette saison, notamment l'affection et le respect de beaucoup de gens dans le paddock. C'est la première fois qu'autant de pilotes, d'ex-pilotes, de membres d'autres écuries et de fans disent que j'ai fait mon meilleur championnat. Je me sens très bien à la fin de cette saison 2012, de loin la meilleure de ma carrière, et nous reviendrons aussi forts en 2013, parce que ce serait très dur d'être plus forts. Aujourd'hui, nous avons fait le maximum, comme d'habitude, je suis parti 7e et je finis encore sur le podium (ndlr: pour la 13e fois en 20 courses), comme on l'a fait toute la saison. Nous n'avions pas la voiture la plus rapide, c'était évident dans toutes les courses, et c'est un miracle qu'on ait réussi à se battre jusqu'au bout pour le titre, ici. C'était même un miracle jusqu'au dernier tour, parce que grâce au travail parfait de l'équipe, nous nous retrouvons dans cette position de vice-champions du monde, et tout le monde ne peut pas en dire autant. Nous pouvons être fiers, car nous nous sommes battus avec tout notre coeur, de toutes nos forces, pendant tellement de mois. Nous n'avons fait aucune erreur, ni l'équipe, ni moi, et nous pouvons être très fiers".

Jenson Button (GBR/McLaren), vainqueur de la course et 5e du championnat: "Tous les pilotes qui ont pris part à cette course méritent le respect. C'était complètement dingue ! On savait que les conditions météo allaient déclencher toutes sortes d'incidents, parce que certaines voitures pouvaient mettre leurs pneus en température, et d'autres non. Donc, pendant la plus grande partie de la course, on utilisait des pneus qui ne semblaient pas idéaux pour les conditions du moment, mais en faisant des temps au tour qui n'étaient pas si mauvais par rapport aux voitures qui avaient d'autres pneus. Du coup, j'ai passé tellement de temps à parler à la radio avec mon ingénieur, Dave (Robson), pour essayer de comprendre ce qui allait marcher ou non. Je me suis bien amusé en me bagarrant avec Lewis (Hamilton), surtout pendant les 10 premiers tours. C'était une bonne bagarre, propre. C'est dommage qu'il ne soit pas ici à la fin, mais c'était bien de nous battre de cette manière pour notre dernière course comme coéquipiers chez McLaren. Et je veux vraiment lui faire passer ce message: C'était vraiment bien de travailler avec toi, Lewis. Ces dernières années, nous avons fait beaucoup de belles courses ensemble, c'était fabuleux.

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