F1 Bianchi hôpital de Yokkaichi
L'hôpital de Yokkaichi où l'inquiétude demeure autour du pilote français Jules Bianchi | TOSHIFUMI KITAMURA / AFP

Toujours l'attente autour de Jules Bianchi

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L'attente continue lundi à l'hôpital de Yokkaichi autour du pilote français Jules Bianchi, grièvement blessé dimanche dans sa Marussia au Grand Prix du Japon de Formule 1.

Toute la journée, la consigne "no comment" a été appliquée à la lettre par tous les proches de Bianchi, qu'il s'agisse des membres de son écurie, le Team Principal John Booth et le propriétaire Graeme Lowdon, par le kiné personnel du pilote, Andrea Ferrari, et par le pilote vénézuélien Pastor Maldonado (Lotus), qui a passé trois heures le matin puis est parti à Sotchi où se disputera dimanche le prochain Grand Prix.

Marussia demande "patience et compréhension"

De son côté, l'écurie Marussia a demandé "patience et compréhension", dans un communiqué diffusé lundi. "Pour ce qui est de la communication d'informations concernant l'état de santé de Jules, nous respecterons, et nous serons guidés par les souhaits de la famille Bianchi. (...) Nous vous demandons donc d'être patients et compréhensifs en matière de bulletins de santé ultérieures", écrit l'attachée de presse de l'écurie anglo-russe. Les parents de Jules Bianchi, Christine et Philippe, qui sont également arrivés à l'hôpital après être partis de Nice dimanche soir.

Visibilité très mauvaise sur le circuit

Sa sortie de piste dimanche, au 43e tour du GP du Japon, est due pour l'essentiel au fait qu'il disposait à ce moment-là de pneus intermédiaires montés au 24e tour et probablement très usés, sur une piste où la pluie venait de redoubler. Il allait sûrement repasser au stand pour remettre des pneus pluie, mais n'a pas eu le temps de finir son 43e tour. Autre facteur aggravant, la visibilité, très mauvaise à cet endroit-là du circuit, le virage numéro 7, alors que la nuit tombait et que les flaques d'eau étaient difficiles à détecter, selon les explications données dimanche soir par par Adrian Sutil, le pilote allemand de Sauber, sorti au même endroit un tour plus tôt.

Troisième facteur crucial, dû à la malchance pure, l'engin de levage qui se trouvait pendant quelques minutes au mauvais endroit, entre deux rails de sécurité, pour soulever et poser la Sauber de Sutil derrière le mur de pneus, et donc au pire moment puisque Bianchi est alors parti en glissade dans ce même virage 7. Il n'a peut-être même pas vu les doubles drapeaux jaunes lui conseillant de ralentir fortement. C'est le même type de fatalité qui avait provoqué un autre accident horrible pour Marussia, celui de Maria de Villota, en juillet 2013 sur un aérodrome anglais. Sa monoplace, pour une raison inconnue, a tiré tout droit, sans freiner, et a fini sa course contre le plateau arrière d'un camion de l'écurie. La pilote d'essai espagnole a perdu un oeil puis est décédée trois mois plus tard, probablement des suites de ses blessures.

Vidéo: Jules Bianchi lutte pour la vie 

AFP