Romain Grosjean (Lotus Renault)
Romain Grosjean (Lotus Renault) | Glenn Dunbar/LAT Photographic

Suspense au Canada !

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La glorieuse incertitude du sport n'a jamais aussi bien porté son nom qu'en ce moment. En F1, ils ne seront pas moins de neuf prétendants à courir après la victoire au GP du Canada ce week-end. Depuis l'ouverture de la saison en Australie, six pilotes différents ont remporté les six courses. Dimanche, Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes) et les deux Lotus-Renault de Räikkönen et Grosjean, toujours en quête d'un premier succès, voudront eux aussi leur part du gâteau.

La F1 ne sait plus à quel sein se vouer. En sortant d'une saison 2011 ultra-dominée par les Red Bull et Sebastian Vettel, ce nouveau suspense n'est pas loin de créer un mouvement de panique. Si tout le monde peut gagner, où va-t-on ? On en rigole mais ce suspense pimente le championnat à défaut de pimenter les courses. Le GP du Canada ne devrait pas échapper à cette nouvelle règle. Un septième vainqueur n'est d'ailleurs pas à exclure quand on sait que Lewis Hamilton et les deux Lotus n'ont pas encore goûté à la première place. Vainqueur à Gilles-Villeneuve en 2007 et 2010, le Britannique est en position de force grâce à sa MP4-27, jugée meilleure monoplace du plateau.

Souvent placés mais pas encore vainqueur, Räikkönen et Grosjean attendent leur heure. "Nous avons été rapides partout et nous sommes déjà montés sur le podium, indique le pilote Finlandais qui s'était imposé à Montréal en 2005. Il est difficile de réunir tous les éléments au bon moment, mais c’est la condition pour remporter un Grand Prix. J’ai gagné des courses avec d’autres équipes et j’ai la conviction que Lotus est capable d’obtenir de grands résultats. Notre jour viendra."

De révolution érable, il n'est pas question pour ceux qui ont connu les lauriers cette saison. Si une action des étudiants québécois n'est pas à exclure, les ténors de la F1 ont prévu de faire la sourde oreille. Button, Alonso, Rosberg, Vettel, Maldonado et Webber sont en chasse pour un doublé. Alonso, vainqueur en 2006 à Montréal dans une Renault, l'année de son deuxième titre mondial, est impatient d'en découdre sur ce circuit où, selon  lui, on pourra enfin juger du potentiel véritable de sa Ferrari F2012 revue et corrigée par les ingénieurs de la Scuderia. Il est le leader du championnat, sur son seul talent de pilote, et il ne va rien lâcher, comme d'habitude. Les autres non plus.