Sebastian Vettel Ferrari
Le pilote allemand Sebastian Vettel | AFP - PATRIK STOLLARZ

Sebastian Vettel: "Une journée très spéciale !"

Publié le , modifié le

L'Allemand Sebastian Vettel, vainqueur dimanche du GP de Malaisie de Formule 1, a confié que c'était une "journée très spéciale", qui "fera toujours partie" de lui.

Vous semblez submergé par l'émotion. Qu'est-ce que ça vous fait de gagner dès votre 2e course sous les couleurs de Ferrari?

Sebastian Vettel : "Ca fait un moment que je n'étais pas monté sur la plus haute marche, et c'est la première fois avec la Scuderia Ferrari. Je suis sans voix. Bien sûr, c'était un gros changement pour moi cet hiver et j'ai été accueilli d'une manière fantastique par cette écurie. Je n'ai fait que deux courses et l'ambiance est formidable. Je suis vraiment très heureux, fier de cette journée, de les avoir battus à la régulière (les pilotes Mercedes). C'est un très beau résultat, nous avons une super voiture et il y a beaucoup d'aspects positifs. C'est pour cela que je suis un peu ému. C'est une journée très spéciale, elle fera toujours partie de moi".

Comment expliquez-vous un tel changement, en quelques mois?

S.V: "Je ne sais pas. L'an dernier, je pense que nous avions une très bonne voiture (chez Red Bull), mais je n'arrivais pas à en tirer de la performance. Ma voiture cette année, j'ai l'impression qu'elle me convient très bien. C'était un gros changement, mais l'équipe a été phénoménale, dès le premier jour. Je me souviens, quand le portail de Maranello (le siège de Ferrari, ndlr) s'est ouvert devant moi, c'était comme un rêve qui devient réalité. D'autant que la dernière fois que j'y étais allé, j'étais un gosse qui regardait Michael (Schumacher) par dessus une barrière, il pilotait une Ferrari et maintenant c'est moi qui pilote cette voiture rouge. Et de voir les gars au pied du podium, c'était incroyable. Je me souviens des victoires de Fernando (Alonso) et de Michael. Faire partie de cette écurie, c'est vraiment quelque chose de spécial".

A quoi cette cette victoire s'est-elle jouée?

S.V: "On a eu tout juste, toute l'équipe, avec une super stratégie et un super rythme en course. On avait vu vendredi qu'ils (chez Mercedes) n'étaient pas trop contents des pneus médium, puis j'ai vu que Lewis avait un peu de mal  pendant son premier relais, j'arrivais à rester au contact, et ça me faisait très plaisir. Après, il fallait que j'assure, en faisant durer mes pneus le plus longtemps possible, tout en allant le plus vite possible. Pendant le deuxième relais, il (Hamilton) revenait très vite sur moi, donc c'était tendu. A la fin, j'ai réussi à mieux équilibrer ma voiture et à conserver un bel écart pendant les deux derniers tours. Je me disais: "c'est une voiture rouge et tu vas gagner", puis je me disais: "fais gaffe, tu vas rater la corde du virage suivant". Je ne devrais pas le dire ici, mais je me suis fait dessus..."

Allez-vous être à nouveau candidat au titre mondial?  

S.V: "J'espère. C'est bien pour ça que j'ai signé. C'est notre but, notre mission: rapporter le titre mondial à Maranello. Mais pour le moment il faut juste profiter de cette journée. On sait que ces gars (les pilotes Mercedes) sont incroyablement forts et difficiles à battre, mais aujourd'hui on a fait un travail excellent et il faut qu'on continue toute l'année: faire le maximum, et on verra bien où ça nous mène. On sait qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire, mais là en fait je m'en fiche complètement. Je veux faire la fête et boire un bon coup ce soir".

AFP