Vettel Abu Dhabi pôle position
Sebastian Vettel | AFP - Fred Dufour

Sebastian Vettel: "J'ai contrôlé"

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Le champion en titre et leader du classement Sebastian Vettel (Red Bull) a affirmé avoir "contrôlé" le Grand Prix de Turquie de Formule 1, qu'il a remporté dimanche à Istanbul.

Vous semblez avoir vécu une course facile...
"Oui, la course était douce. J'ai pris un très bon départ, ce qui était crucial. C'était aussi confortable d'avoir Nico (Rosberg) derrière moi au départ, au moins pour les 5 premiers tours. Cela m'a permis de creuser un écart peut-être plus rapidement que si j'avais eu Mark (Webber) derrière moi. Grâce à cet écart, j'ai pu rester en piste plus longtemps, et attendre de voir les stratégies que les autres employaient. J'ai toujours eu un coussin de 3, 4 voire 8 secondes sur le 2e de la course. En plus, on avait assez de vitesse pour que je puisse éventuellement réagir."

Avec trois victoires en quatre courses, vous vivez un début de championnat idéal, non ?
"Il est toujours bon de récolter autant de points que possible en début de Championnat. Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. On a vu l'an passé combien les choses pouvaient changer rapidement, particulièrement avec Fernando (Alonso), qui s'éloignait puis revenait, s'éloignait puis revenait. Au final, c'était vraiment très proche."

Avec 93 points sur 100 possibles, vous ne pouvez toutefois qu'être satisfait, non ?
"Statistiquement, c'est bon. Mon début de saison est de qualité. Je ne peux pas vraiment me plaindre. Dimanche, j'ai connu une très bonne course, que j'ai contrôlée du début à la fin. Mais le jour où on commence à se dire qu'on est imbattable, on se fait assurément battre. En à peine quatre courses cette saison, toutes les écuries ont connu des hauts et des bas. Je suis heureux que nous ayons été compétitif aux quatre courses. Mais parfois, cela a été assez confortable, comme en Australie. D'autrefois, c'était très proche. Il ne faut pas oublier qu'en qualifications en Malaisie, on n'était pas sûr de battre les McLaren. A la prochaine course, il paraît que beaucoup d'équipes vont ramener d'importantes évolutions. Tout le monde doit continuer à travailler."

Ne trouvez-vous pas que les nouveaux pneus à forte dégradation, qui multiplient les arrêts aux stands, rendent les courses plus confuses ?
"Je pense que la vraie difficulté est pour les spectateurs qui sont dans la ligne droite des stands. S'ils ont un grand écran en face d'eux, il leur est possible de suivre la course. Mais après le premier changement de pneus, quand il y a des arrêts aux stands tous les 15 tours, cela devient compliqué. Peut-être qu'on peut suivre les cinq ou dix premiers. Mais tout le monde ne vient pas au circuit pour soutenir les trois premiers."

AFP