Michael Schumacher à Monza
Michael Schumacher | GIUSEPPE CACACE - AFP

Schumacher a la clé

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Généralement plus agité au coeur de l'été, le marché des transferts tarde à s'activer cette année. Si le suspens pour le titre de Champion du monde occupe les esprits, c'est surtout la décision, ou non, de Michael Schumacher de poursuivre en F1 qui pourrait débloquer le marché. En cas de retraite du septuple Champion du monde, le mercato prendrait alors une toute autre ampleur.

Habituellement, le Grand Prix d'Italie à Monza sonne la véritable ouverture du marché des transferts en Formule 1. La fin de l'été marque la confirmation des rumeurs estivales. Cette année, il faudra se contenter de quelques bruits de couloirs. Heureusement pour les friands de mercato, ces rumeurs concernent des pilots de premier plan. Celui qui tient les clés de ce marché amorphe n'est autre que Michael Schumacher, le septuple champion du monde. Décevant depuis son retour à la compétition en 2010, "Schumi" (9e du Championnat en 2010, 8e en 2011, 10e actuellement) réfléchit à son avenir en concertation avec son équipe, Mercedes. Il a fait savoir que la décision ne serait pas prise avant le mois d'octobre. Mais dans la semaine, Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1, et Eddie Jordan, le fondateur de Jordan GP devenu commentateur pour la télévision britannique, ont révélé que le "Baron rouge" prendrait sa retraite à la fin de la saison. Il y a fort à parier que ces deux hommes sont bien informés. Une seconde retraite de Schumacher déclencherait alors un jeu de chaise musical excitant au sein du paddock.

Hamilton chez Mercedes en 2013 ?

C'est la rumeur folle de cette fin d'été en Formule 1. Lewis Hamilton, le pilote emblématique McLaren, pourrait évoluer dans une autre écurie la saison prochaine. Alors que son contrat s'achève à la fin de l'année, le Champion du monde 2008 peine à trouver un accord financier avec Woking. Jeu de dupes ? Véritable remise en question de son avenir ? A l'heure qu'il est, il est trop tôt pour avoir des certitudes. Il n'empêche que cette saga va agiter le petit monde de la F1 ces prochaines semaines. En cas de départ de l'enfant prodigue de McLaren, les dirigeants pourraient promouvoir un pilote Force India, à priori Paul di Resta qui a l'avantage d'être Britannique. Néanmoins, son coéquipier, Niko Hulkenberg, ne serait pas en reste. L'allemand, poleman surprise au Brésil en 2010 et 4e à Spa dimanche dernier, pourrait profiter des déboires de Felipe Massa chez Ferrari. Le Pauliste n'est que l'ombre du pilote qui a touché du doigt le titre de Champion du monde en 2008. Si ses performances se sont améliorées ces derniers temps, Stefano Domenicali, le directeur sportif de la Scuderia, a usé son capital patience et serait à la recherche d'un remplaçant à son pilote brésilien. Outre Hulkenberg, l'écurie italienne suit de très près Sergio Perez. Le Mexicain, pilote chez Sauber, fait parti de la filière Ferrari et ses résultats cette année (deux podiums en Malaisie et au Canada) ont tapé dans l'œil de Domenicali.

Et les Français ?

Pour Red Bull, la problématique est réglé. Webber a été prolongé et Vettel est encore sous contrat. Tout comme Alonso qui a confirmé cette semaine qu'il serait un pilote Ferrari jusqu'en 2016, au moins. Côté français, la bourde de Grosjean à Spa ne devrait toutefois pas remettre en cause son baquet pour la saison prochaine. Vergne réalise une première saison de bonne facture même si quelques points en plus d'ici à la fin de la saison lui assurerait d'être présent sur la grille en 2013. Enfin, Charles Pic prend petit à petit l'ascendant sur son expérimenté coéquipier, et de plus en plus rival, Timo Glock. Un bon gage de sureté même si le Français doit se méfier de l'arrivée d'un pilote "payant", aux moyens plus grands que les siens.

La perspective du duel Vettel-Alonso pour l'obtention du titre de Champion du Monde occupe, pour le moment, tous les esprits dans le paddock. Mais dès lundi, avec la fin des Grands Prix européens, les langues devraient se délier.