Romain Grosjean
Romain Grosjean après sa troisième place au Grand Prix de Belgique cet après-midi | ANDREJ ISAKOVIC / AFP

Romain Grosjean : "Ma meilleure course"

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Le Français Romain Grosjean (Lotus-Mercedes) est monté sur son 10e podium en Formule 1, dimanche, au terme d'un Grand Prix de Belgique qu'il a décrit comme sa "meilleure course".

Quel bilan tirez-vous, à chaud, de votre 10e podium en 75 GP, le premier depuis le GP des USA à l'automne 2013 ?
Romain Grosjean : "Je me suis vraiment amusé ce week-end. J'ai senti dès les premiers tours de roue que la voiture était super. Cela s'est vérifié en qualif et encore durant la course. Nous savions que le podium était jouable car nous étions très rapides ce week-end. Je ne peux pas encore expliquer concrètement les raisons de ces progrès. Je sais simplement qu'il y a une centaine de personnes qui bossent dur pour améliorer la voiture. J'ai fait mon possible pour les récompenser".

Comment avez-vous vécu cette course de l'intérieur ?
R.G : "Après ma pénalité (4e des qualifications, il a été pénalisé de cinq places sur la grille de départ à cause d'un changement de boîte de vitesses, ndlr), je savais que pour réussir un résultat il y aurait beaucoup de dépassements à effectuer. Je me suis arraché pour le faire. Et je suis convaincu que j'ai été aidé par mon grand-père qui est décédé mercredi (le Suisse Fernand Grosjean, vice-champion du monde de slalom géant en 1950, ndlr). Bien sûr, la réussite a été de mon côté avec la crevaison de Seb (Vettel), mais j'étais dans son rythme, dans ses roues, et le podium me tendait les bras. J'ai peut-être réalisé ma meilleure course, et j'ai profité de chaque instant".

Qu'est-ce que ça fait de monter sur le podium sur un tel circuit ?
R.G :  "C'est un bonheur immense de réaliser une telle performance ici à Spa, où j'ai connu des moments très difficiles. Bien sûr, quand j'arrive ici, je repense à 2012 (au départ, il avait provoqué un gros accident et avait été suspendu pour un GP, ndlr), c'était un moment marquant de ma carrière. Je sais aujourd'hui que 2012 m'a rendu plus fort. Après cet incident, j'ai travaillé avec un psychologue du sport. Il fallait que je trouve la bonne approche pour faire mon métier de pilote. Puis, je suis devenu papa. Cela aussi m'a renforcé. Un enfant ça aide. Vous ne faites plus les choses uniquement pour vous mais aussi pour votre enfant. On communique par Skype, on s'appelle, ça aide à se relaxer, à penser à autre chose. C'est un atout d'être père. On pense aussi au danger, mais quand nous mettons le casque et baissons la visière, nous sommes des pilotes de course. Si on pense à sa famille, on ne peut pas passer à fond dans l'Eau Rouge (le célèbre Raidillon du circuit de Spa, ndlr)".

AFP