Daniel Ricciardo
Le pilote australien Daniel Ricciardo | DR

Ricciardo nouveau faire-valoir de Vettel

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Il n'y a pas qu'en foot que le marché bouge. Depuis l'annonce du départ de Mark Webber en endurance chez Porsche, le baquet de l'Australien suscitait beaucoup de convoitise en F1. Il va rester dans le giron Red Bull puisque c'est Daniel Ricciardo, pur produit de la filière autrichienne, qui a été choisi. L'Autrichien évoluait chez l'écurie "soeur" Toro Rosso et était en concurrence avec le Français Jean-Eric Vergne.

"C'est fantastique de confirmer Daniel (Ricciardo) comme pilote pour 2014, a indiqué le patron du team Red Bull Christian Horner. C'est un jeune très talentueux, il a la bonne attitude et, à la fin, c'est une décision logique de choisir Daniel. Il a rejoint le Red Bull Junior Team en 2008 et on a vu avec sa carrière en Formule 3 et Renault World Series qu'il était capable de gagner des courses et des championnats. Nous avons suivi ses progrès avec grand intérêt. Il a toutes les qualités pour piloter dans notre équipe. Il a une habileté naturelle et c'est un garçon très agréable dans le travail." "Ca devait être un pilote qui marque assez de points pour que nous restions en course pour le titre constructeur et qui puisse défier Vettel" à terme, a pour sa part déclaré Helmut Marko, le responsable de la filière Red Bull.

Ricciardo se sent prêt

Comme Sebastian Vettel avant lui, voilà l'Australien dans la cour des grands avec une équipe et une voiture qui gagne le championnat pilote depuis quatre ans. "Je suis prêt pour ça, a répondu Daniel Ricciardo. Je ne suis pas là pour courir autour de la 10e place." Avant de sentir la pression de sa future équipe et du champion du monde allemand, le pilote savoure l'instant. "Il y a beaucoup d'excitation qui coule en moi. Depuis que j'ai rejoint la F1 en 2011, j'espérais que ça arriverait. J'y ai cru de plus en plus. J'ai eu quelques bons résultats et Red Bull a décidé que c'était le bon moment pour moi." Cette annonce coupe l'herbe sous l'accélarateur de nombreux prétendants, à commencer par l'autre produit de la filière Red Bull Jean-Eric Vergne. Le Français n'a rien à envier à son coéquipier mais il paye peut-être son manque d'expérience (une saison de moins) et ses résultats moyens en qualifications. A lui de répondre sur la piste.