Red Bull et Mc Laren seuls au monde ?

Red Bull et Mc Laren seuls au monde ?

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Après l'Océanie et l'Asie, le Championnat du monde de F1 arrive en Europe. Le Grand Prix d'Espagne, 5e étape de la saison sur le circuit de Montmelo, près de Barcelone, s'est ouvert ce vendredi. Si les quatre premières manches se sont offertes à quatre pilotes différents, les écuries Mc Laren et Red Bull sont déjà largement détachées au classement des constructeurs et font figure de favorites en Catalogne. Alonso (Ferrari) a brillé lors des essais libres.

Deux favoris évidents

Si Fernando Alonso (Ferrari) en Malaisie et Nico Rosberg (Mercedes) en Chine ont perturbé leur hégémonie, les écuries Mc Laren et Red Bull sont en passe de se livrer un duel tout au long de la saison, ne laissant que des miettes à leurs adversaires. Victorieuses respectivement en Australie, grâce à Jenson Button et à Bahreïn, il y a trois semaines, grâce au champion du monde en titre Sebastian Vettel, les deux teams raflent surtout la plupart des places d'honneur.

Cela donne trois places de troisième pour Lewis Hamilton (Mc Laren) et quatre de quatrième pour Mark Webber (Red Bull) depuis le grand prix d'ouverture. "De tous les circuits de Grand Prix, Barcelone est celui que l'on connaît le mieux car on a passé beaucoup de temps à y faire des essais ces dernières années. En général, une voiture qui fonctionne bien à Barcelone, sur le plan aérodynamique, marchera partout", explique Vettel, passé en tête du championnat pilotes grâce à sa victoire à Bahreïn, comme pour décupler l'inquiétude de ses concurrents.

"Un défi technique"

"Je pense que nos pilotes et nos ingénieurs apprécient le défi technique très délicat posé par ce circuit", sourit Martin Whitmarsh, le Team Principal de McLaren, dont les monoplaces n'ont gagné qu'une seule fois en Catalogne depuis dix ans, grâce à Kimi Räikkönen (2005).
"Ici, tous les réglages sont à la limite, l'équilibre de la voiture doit être tellement précis que la moindre imperfection est déterminante. Si tout se passe bien, on passe un bon après-midi, et sinon c'est un cauchemar pendant toute la course", ajoute l'Anglais, pour qui "la gestion des pneus" sera "un casse-tête de plus", dans un climat européen "typique".

Ses deux pilotes sont d'accord. Button parle d'écarts "très faibles" et "d'équilibre de la voiture encore plus crucial qu'ailleurs". Hamilton, qui n'a pas encore gagné cette saison, évoque l'édition 2011 quand il avait "poussé Sebastian (Vettel) jusqu'à l'arrivée" et compte sur la nouvelle MP4-27, "meilleure" que sa devancière. Sur leur niveau de performance, constant pour McLaren en qualifications et en course, croissant pour Red Bull, surtout en course, les deux favoris sont évidents. Alors que Ferrari, qui a gagné par miracle à Kuala Lumpur, et Mercedes, qui use beaucoup ses pneus Pirelli, semblent un peu en retrait.

Un Grand Prix indécis

Un regard sur le nom des derniers vainqueurs du Grand Prix conforte cette impression puisque Vettel, Webber et Button trustent les victoires depuis 2009. Néanmoins, les qualifications auront une importance cruciale. En effet, l'année dernière, Vettel qui ne partait pas de la pôle, a vaincu la loi des séries en cours sur le circuit de Catalogne. Avant lui, le vainqueur partait systématiquement en pôle position, comme cela avait été le cas lors des dix dernières éditions. 

Ferrari et Mercedes ont déjà gagné en 2012, mais pas encore Lotus, qui a complété le podium à Bahreïn, avec un Romain Grosjean troisième. Le français a aussi fait le meilleur temps des essais du Mugello la semaine dernière, dans sa Lotus E20, et son compère Kimi Räikkönen avait été le plus rapide à Barcelone, début mars, pour les derniers essais hivernaux. Si le classement des constructeurs ne souffre aucune contestation, celui des pilotes restent très ouvert. Seuls dix points séparent la tête occupée par Vettel et la 5ème place, propriété de Fernando Alonso. Ce Grand Prix d'Espagne pourrait être la confirmation de la domination Red Bull - Mc Laren ou bien rebattre de nouveau les cartes d'un championnat pilote pour l'instant indécis.

Jerome Carrere