Hamilton - Alonso - Webber - Eccleston - Button - Vettel
De gauche à droite : Lewis Hamilton (McLaren) - Fernando Alonso (Ferrari) - Mark Webber (Red Bull) - Bernie Eccleston - Jenson Button (McLaren) - Sebastian Vettel (Red Bull) | AFP - JUNG YEON-JE

Qui pour faire chuter Red Bull ?

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Troisième manche de la saison, le Grand-Prix de Shanghaï devra faire réagir les écuries derrière Red Bull si elles ne veulent pas voir la firme autrichienne. Sebastian Vettel, vainqueur des quatre dernières épreuves en championnat (à cheval sur l'année 2010) et auteur du meilleur chrono des premiers essais libres, sera l'homme à battre. Jenson Button (McLaren), victorieux en Chine en 2010 et deuxième en Malaisie pourrait créer la surprise. Mercedes doit se racheter.

Déjà en possession de 24 points d'avance en tête du championnat, Sebastian Vettel pourrait d'ores et déjà étouffer la compétition en signant un "triplé" à Shanghaï. Une hypothèse plus que probable, tant il est difficile d'imaginer une redistribution des cartes depuis la Malaisie, il y a seulement cinq jours. Clin d'œil à son illustre aîné, Vettel serait le premier depuis un certain Michael Schumacher à remporter les trois premiers grand prix de la saison, en 2004. Au volant de sa RB7, le pilote allemand a montré toute sa maîtrise le week-end dernier. Même avec un Kers défaillant, la monoplace autrichienne était parvenue à dominer ses adversaires. "On se sent bien après les deux dernières courses. On va essayer de faire durer ces sensations", a confié le champion du monde en titre, qui a appelé Red Bull à se "reconcentrer", après avoir déjà demandé dimanche à son écurie de "garder la tête froide". "Garder la tête froide", un doux euphémisme pour traduire une domination sans partage.

Deux courses seulement, et la concurrence commence déjà à revoir ses objectifs à la baisse. C'est le cas de Ferrari et de son leader charismatique, sur le blog de la Scuderia : "Nous voulons toujours lutter pour la victoire. Mais en ce moment, la Red Bull de Vettel paraît inaccessible. Le problème est général. Nous sommes très lents le vendredi, lents le samedi, et lents le dimanche aussi", a remarqué le double champion du monde. "Le dimanche, cela se passe un peu mieux car nous faisons 55 tours de qualification, alors que les autres essaient de gérer un peu plus leurs pneus, leur mécanique", a-t-il indiqué.

Mercedes continue d'inquiéter

Le cas Mercedes pourrait très rapidement devenir symptomatique. Annoncée comme l'un des ténors de cet exercice 2011, la firme allemande a vite déchanté. Aucune voiture à l'arrivée à Melbourne, deux petits points seulement en Malaisie. Il faut se ressaisir vite car devant, la concurrence s'envole. Aussi inébranlable qu'un expert en communication, Michael Schumacher continuer de rester positif : "On ne pouvait probablement pas s'attendre à prendre plus de deux points aujourd'hui, commentait-il après le GP de Malaisie, et on doit travailler sur notre rythme de course pour atteindre nos objectifs. Nous pouvons déjà être à un bon niveau quand la voiture fonctionne bien, mais nous devons continuer à travailler dur sur notre performance en course pour obtenir des bons résultats."

Button et McLarenen outsider

A Shanghaï, il faudra une fois de plus compter sur une météo capricieuse. L'année dernière, la pluie avait grandement perturbé la course. Jenson Button (McLaren), en fin tacticien, avait moins effectué moins d'arrêts au stand que ses adversaires, trop calqué sur les aléas de la pluie. Cette année encore, il apparait comme l'un des plus sérieux postulants pour la victoire : "Nous espérons voir quelques petites améliorations et nous pouvons participer à la lutte avec les Red Bull", a dit le champion du monde 2009. "Je pense que tout le monde veut voir ça, voir quelqu'un concurrencer les Red Bull." Deuxième en Malaisie, le pilote britannique semble posséder la conduite la plus adaptée à la nouvelle gamme de pneus Pirelli, très friables. Moins agressif sur les gommes, il pourrait une nouvelle fois tirer son épingle du jeu.

A NOTER : Avec 4 victoires consécutives (entre 2010 et 2011) Sebastian Vettel se rapproche du record absolu de 7 victoires consécutives de Michael Schumacher (2004). Alberto Asacari comptait 9 succès de rang entre 1952 et 1953.