Pneu explosé
Le pneu Pirelli a explosé sur la Ferrari de Massa | AFP

Pirelli va "examiner les défaillances"

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Le manufacturier italien Pirelli, fournisseur exclusif de la Formule 1, va "examiner les défaillances" spectaculaires qui ont émaillé le Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1, a-t-il annoncé dimanche soir à Silverstone, dans un communiqué.

Trois crevaisons brutales, celles de Lewis Hamilton (Mercedes), alors en  tête, au 8e tour, puis de Felipe Massa (Ferrari), au 10e tour, et de Jean-Eric  Vergne (Toro Rosso), au 15e tour, ont touché à chaque fois le pneu arrière  gauche des trois monoplaces concernées, provoquant une première sortie de la  voiture de sécurité et une neutralisation de la course, du 16e au 22e tour.

Deux autres crevaisons violentes ont ensuite gâché les courses des  Mexicains Sergio Pérez (McLaren), à l'arrière, et Esteban Gutierrez (Sauber), à  l'avant. "Les ingénieurs Pirelli vont enquêter avec sérieux sur les causes des  défaillances avant le Grand Prix d'Allemagne, le weekend prochain", assure  Pirelli.

Les deux principaux responsables de Pirelli en F1, Paul Hembery et Mario  Isola, ont rencontré dimanche, juste après la course, le président de la  Fédération internationale de l'automobile (FIA), Jean Todt, et Charlie Whiting,  le directeur de course de la F1 au sein de la FIA.

"J'ai eu une réunion avec des responsables de Pirelli, qui vont évidemment  étudier tous les incidents qui se sont passés ces derniers jours", a expliqué M. Todt dimanche soir, sur Canal Plus.

Réunion mercredi en Allemagne

Ils (Pirelli) "vont venir avec des propositions urgentes lors d'une réunion  importante avec toutes les équipes, mercredi prochain, et cela va être l'une  des priorités à l'ordre du jour", a ajouté M. Todt. Pirelli a été invité  dimanche à cette réunion, prévue de longue date sur le circuit allemand du  Nürburgring où se disputera dimanche prochain le GP d'Allemagne.

"A partir du moment où il y a effectivement des problèmes de sécurité, il  nous appartient de prendre les décisions justes. Il ne faut pas répondre de  manière émotionnelle. Il faut bien analyser les choses, laisser les experts se  réunir, se rencontrer, et cela nous permettra de prendre une décision", a  conclu M. Todt, dans l'interview exclusive diffusée par Canal Plus.

Paul Hembery, le directeur de Pirelli Motorsport, a reconnu dans le  communiqué qu'il y a "clairement eu des problèmes liés à des défaillances du  pneu arrière gauche, inédites jusqu'à présent. Nous prenons la situation très  sérieusement et enquêtons actuellement sur tous les pneus pour déterminer les  causes aussi vite que possible, avant le Grand Prix d'Allemagne".

"Actuellement, nous ne pouvons pas réellement en dire plus avant d'avoir  pleinement enquêté et analysé tous ces incidents. Cela représente une priorité  absolue. Toutefois, on peut exclure la responsabilité du nouveau procédé  d'assemblage, introduit sur cette course, pour les défaillances vues  aujourd'hui", a ajouté M. Hembery.

"Nous allons réunir les preuves pour découvrir ce qu'il s'est produit et  prendre les mesures nécessaires", a conclu le patron de Pirelli Motorsport. Le  manufacturier italien, conscient de l'inquiétude des écuries, avait choisi  d'apporter à Silverstone les deux gommes les plus dures de sa gamme, soit les  pneus "Hard" et "Medium".

AFP