L'Australien Mark Webber (Red Bull)
| DIMITAR DILKOFF / AFP

Pas de Grand Prix de France en 2013

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Il n'y aura pas de Grand Prix de France l'année prochaine. A l'issue de la rencontre entre le Président de la Fédération Française de Sport Automobile Nicolas Deschaux et la Ministre des Sports Valérie Fourneyron, celle-ci a estimé que, au vu des dossiers de candidature des deux circuits de Magny-Cours et du Castellet, les conditions n'étaient pas réunies pour l'instant, tout en rappelant au retour de la F1 en France.

La Ministre a tiré les enseignements du rapport sur la faisabilité d'un Grand Prix de France de F1. Ce rapport faisait suite aux rencontres organisées depuis plusieurs mois avec les acteurs des deux sites candidats homologués par la Fédération internationale automobile (FIA) en charge de la gestion de le F1. D'un côté les membres du groupement d'intérêt public "Grand Prix de France", visant à organiser la course sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var, et de l'autre les représentants du circuit de Magny Cours .

S'il s'avère au vu des éléments, que les deux sites possèdent les qualités requises pour accueillir un Grand Prix, la question a achoppé sur l'aspect économique du projet. En effet, la Ministre a mis en évidence la nécessité d'approfondir le dossier, principalement au regard des incertitudes liées à des points essentiels du montage juridique et financier. Elle a rappelé en ce sens à ces interlocuteurs que l'État n'avait aucune vocation à intervenir ni dans un soutien au financement ni dans la promotion. Les deux projets intégraient justement dans leurs prévisions financières une garantie de l'État en cas de pertes liées à un déficit d'exploitation.

Or, fait-on valoir du côté du Ministère,  le rapport de la FFSA intègre cette hypothèse de déficit, précisant que les recettes ne sont pas assurées. En conséquence l'Etat ne souhaite pas être lié par une garantie de risques. Ce qui rend donc caduc le projet même d'organisation d'un Grand Prix pour 2013.
Mais tout n'est pas perdu pour autant car les différents partenaires ont prévu de revoir leur copie. Valérie Fourneyron les a invités à approfondir la réflexion et La FFSA va donc se remettre au travail pour parvenir à une solution propre à garantir un retour pérenne d'un Grand Prix de Formule 1 en France. Mais les obstacles s'annoncent encore nombreux.        

Nicolas Deschaux, Président de la Fédération Française du Sport automobile: "Je tiens à saluer le sérieux du travail accompli par les deux candidats, ainsi que le volontarisme, notamment financier, des collectivités territoriales impliquées. J'ai eu confirmation qu'aucune implication financière de l’État ne saurait  avoir lieu dans ce dossier. Si cette position est conforme à celle exprimée régulièrement par les représentants de l'Etat depuis 2009, je ne peux toutefois que la regretter, compte tenu notamment du soutien apporté par l'Etat sur d'autres évènements sportifs... De plus, au-delà de la programmation d'un évènement sportif d'envergure internationale et source de fortes retombées directes pour le territoire de l’État, un Grand Prix de France de de Formule 1 participerait immanquablement à la politique de soutien de toute la filière automobile... Dans ces conditions, la FFSA interrogera les deux porteurs de projets sur les suites qu'ils comptent donner à leurs candidatures, face à l'absence d'implication financière de l'Etat". 

Christian Grégoire