La Marussia
Charles Pic, au volant de la Marussia | AFP - JOSEP LAGO

Marussia sous administration judiciaire

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Ebranlée par l'accident de Jules Bianchi à Suzuka, l'écurie russe Marussia est en proie à de grandes difficultés financières. Marussia a été placée lundi sous administration judiciaire et a renoncé à participer au Grand Prix des Etats-Unis à Austin (Texas) le 2 novembre, faute de pouvoir en assumer les frais.

"Les actionnaires étant dans l'impossibilité de financer l'écurie au niveau  requis, la direction de l'équipe a travaillé sans trêve pour trouver de nouveaux investissements qui assureraient sa pérennité sur le long terme, mais  malheureusement ils n'y sont pas parvenus dans les délais", a indiqué lundi  dans un communiqué l'un des administrateurs, Geoff Rowley, pour expliquer les  raisons du placement sous administration judiciaire. Selon lui, Marussia va "poursuivre ses activités le temps pour les  administrateurs d'évaluer sa viabilité à long terme dans sa forme actuelle". Rowley, membre du cabinet de restructuration britannique FRP Advisory,  assure que tous les emplois ont été conservés dans l'immédiat chez Marussia et  que les salaires ont été entièrement versés à fin octobre. Mais il glisse un  avertissement lourd de sens: "Les effectifs vont cependant dépendre de la  réussite du Groupe (Marussia) à attirer de nouveaux investissements dans le peu  de temps qui lui reste".

Marussia était auparavant l'écurie Virgin Racing, du magnat britannique  Richard Branson, dont les parts ont progressivement été rachetées par l'homme  d'affaires russe Nikolaï Fomenko. Le budget annuel de cette écurie est l'un des plus petits du plateau,  inférieur à 100 millions d'euros quand l'enveloppe des grosses formations se  monte à 250 millions environ. Marussia a marqué ses deux premiers points en F1  en mai au GP de Monaco, grâce à une 9e place de Jules Bianchi, et occupe depuis  la 9e place du Championnat du monde des constructeurs (sur 11). "Après Austin, il restera deux courses dans le championnat 2014, à Sao  Paulo et Abou Dhabi, et la participation de l'équipe à ces deux courses  dépendra des résultats obtenus par les administrateurs et des négociations avec  des partenaires intéressés", précise Rowley, en estimant que les chances d'une  issue positive à ces négociations sont "très limitées".

AFP