Kimi Räikkönen Lotus
Kimi Räikkönen (Lotus) | WILLIAM WEST / AFP

Lotus dans un mouchoir ?

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Vainqueur en ouverture de la saison à Melbourne, Kimi Räikkönen aborde le Grand-Prix de Malaisie dans la peau de leader du championnat. A Sepang, les Lotus du Finlandais et de Romain Grosjean feront face au au bataillon des prétendants, Red Bull, Ferrari et, à un degré moindre, Mercedes. En revanche, les McLaren, très décevantes en Australie, doivent se replacer au plus tôt dans la course.

Il n'avait pas besoin de ça pour être en confiance. Mais Kimi Räikkönen, bardé de certitudes après un succès inaugural en Australie, s'apprête à retrouver Sepang, le circuit où il a signé la première victoire de sa carrière en 2003. Le Finlandais se dit ravi de renouer avec ses premières amours. "J'y ai connu quelques courses difficiles mais aussi trois succès, dont le tout premier en F1. C'est toujours agréable de revenir là où tout a commencé". S'il ne l'avoue qu'à demi-mots, "Iceman" se verrait bien prolonger le bail en Malaisie. "Bien sûr que c'est sympa d'être en tête du classement pilote mais cela ne change rien à nos ambitions de début de saison, tempère le Finlandais, il reste tellement de chemin à parcourir avant d'être champion du monde". Au moins Räikkönen ne cache pas sa motivation. Et ne change pas non plus sa nature volontiers glaciale, en tout cas devant les medias : "Une victoire est une victoire. Il n'y a pas non plus de quoi faire des bonds ou d'être fou de joie". On ne se refait pas...

Grosjean en reconquête 

Seulement dixième à Mebourne sur la seconde Lotus, Romain Grosjean a souffert de la comparaison avec son coéquipier. Victime d'une dégradation prématurée de ses pneumatiques, le Français assure arriver à Sepang "frais et prêt à donner son maximum sur la piste". Pour lui, l'épisode australien est déjà loin. "J'ai discuté avec les ingénieurs de Lotus et on a essayé de trouver des solutions pour améliorer la monoplace pour la prochaine course. Si la voiture est capable de faire un podium à Sepang, je veux y être". Reste qu'ils sont nombreux dans ce cas. Parmi eux, les inséparables Sebastian Vettel et Fernando Alonso. L'Espagnol, parti 5e, a été très bon en course et l'Allemand, intouchable  en qualifications, a assuré les points quand il s'est rendu compte que sa  nouvelle RB9 dégradait trop ses pneus, ce qui l'a obligé à s'arrêter trois fois  au stand, comme Alonso. Les duellistes du championnat 2012 vont tenter de prendre leur revanche  dimanche à Sepang, sur ce circuit malaisien où le pilote Ferrari, déjà  victorieux en 2005 et 2007, avait remporté l'an dernier une course épique  interrompue par un orage tropical. Et où Vettel n'a gagné "que" deux fois, en  2010 et 2011.

McLaren, incident de parcours ou vrai malaise ? 

En embuscade derrière Lotus, Red Bull et Ferrari, Mercedes attend son heure. Celle-ci n'est peut-être plus si loin. Déjà très performantes à Barcelone, à la fin des essais hivernaux, les  Flèches d'Argent de Lewis Hamilton et Nico Rosberg semblent au point, et  l'Allemand a de bons souvenirs à Sepang: "C'est là que j'ai fait mon premier  podium pour Mercedes, début 2010. Et c'est l'un de mes circuits préférés, parce  qu'il y a de tout, des virages lents et des courbes rapides, un bon mélange". En revanche, McLaren est, déjà, attendu au tournant après une entame complètement ratée en Australie. Jenson Button 9e, sur un circuit où il avait gagné trois fois en quatre  ans, Sergio Pérez 11e et donc hors des points : les monoplaces britanniques ont raté leur cible. "Nous avons  du pain sur la planche", a admis Martin Whitmarsh, le Team Principal de  l'écurie anglaise. Il ne faudra pas se rater sous peine de prolonger le malaise en Malaisie. 

Julien Lamotte