Hamilton Vettel Bahreïn
Lewis Hamilton (Mercedes) dans le sillage de Sebastian Vettel (Ferrari) : une situation tout à fait possible ce week-end à Bahreïn. | Johannes Eisele / AFP

Leaders ex-aequo au Championnat, Hamilton et Vettel vont se livrer un duel sans merci à Bahreïn

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Le Grand Prix de Bahreïn, troisième manche du championnat du monde de Formule 1, se dispute ce week-end. Après les succès de Sebastian Vettel (Ferrari) en Australie et de Lewis Hamilton (Mercedes) en Chine, un nouveau duel est attendu entre les deux leaders ex-aequo en tête du classement des pilotes. L'occasion, surtout, de prendre l'ascendant en ce début de saison, pour l'un des deux constructeurs par rapport à l'autre.

Hamilton/Vettel : 1-1, balle au centre

Mêmes acteurs mais changement radical de décor : le duel nocturne entre Mercedes et Ferrari se poursuit dimanche au Grand Prix de Bahreïn, dans des conditions diamétralement opposées à celles qui ont permis la victoire de Lewis Hamilton en Chine le week-end dernier. La météo avait été froide et humide sur le circuit de Shanghai, le brouillard perturbant même grandement vendredi les deux séances d'essais libres. Elle s'annonce chaude (entre 30 et 40 degrés) et sèche sur le circuit de Sakhir, au milieu du désert, pour la troisième manche de la saison, la première disputée au crépuscule. Des conditions qui, selon Hamilton, favorisent ses rivaux italiens, alors que les deux écuries sont à une manche partout en 2017 et que le Britannique et son adversaire allemand Sebastian Vettel partagent la tête au classement des pilotes, avec une victoire et une deuxième place chacun.

Le moteur pour Mercedes, la chaleur pour Ferrari

"Ferrari est très performante dans des conditions plus chaudes", notait le triple champion du monde (2008, 2014 et 2015) après sa victoire à Shanghai, en pointant par exemple le très bon comportement des monoplaces italiennes lors du GP d'Australie, remporté par Vettel fin mars, sous un temps estival. "Quand la température augmente, la première course a montré que ça n'était pas idéal pour nous pour l'instant", a expliqué Hamilton, en délicatesse avec ses pneumatiques à Melbourne. Les Flèches d'argent gardent toutefois un avantage sur leurs adversaires, a-t-il estimé : leur moteur, "encore le plus performant de la grille" cette année. Certainement un atout dans les nombreuses lignes droites du circuit bahreïni, où Mercedes l'a emporté lors des trois dernières éditions.

"Ravi d'avoir une surprise"

Au jeu des pronostics, Vettel, lui, jouait une nouvelle fois la modestie après le GP de Chine, en dépit des progrès manifestes réalisés par Ferrari pour se rapprocher des triples champions du monde en titre pilotes et constructeurs, à la faveur du changement de réglementation technique intervenu cette saison. "Si nous pouvons encore défier Mercedes, ça sera une très bonne nouvelle. Ils sont très, très forts (...) Si nous pouvons être proches, ça sera bien", assurait-il. "Je pense que nous devons nous occuper de nous. Il y a des choses que nous pouvons améliorer, que nous devons améliorer, donc je serais ravi d'avoir une surprise, mais je ne m'attends à rien de particulier." Vraiment ? Difficile de croire qu'après avoir décroché en Australie leur premier succès en dix-huit mois, l'Allemand et son écurie pourraient se contenter d'une victoire "surprise", à Bahreïn ou ailleurs.

Le retour de Pascal Wehrlein

Outre les deux écuries phares de ce début de saison, les regards devraient être tournés ce week-end vers Pascal Wehrlein, qui fait son "come-back" chez Sauber après avoir renoncé aux deux premières courses. L'Allemand de 22 ans avait expliqué manquer d'entraînement après avoir vu sa préparation perturbée par un accident lors de la Course des champions en janvier. Le novice belge Stoffel Vandoorne (McLaren-Honda) retrouve, lui, le terrain de son tout premier Grand Prix, en remplacement de Fernando Alonso l'an dernier. Il avait terminé 10e et marqué son premier point, le seul à ce jour.

AFP