Nico Rosberg F1 Mercedes
Le pilote allemand Nico Rosberg | AFP - TOM GANDOLFINI

Le torchon brûle entre Hamilton et Rosberg

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L'ambiance était glaciale entre Lewis Hamilton, vainqueur, et Nico Rosberg (2e), pourtant coéquipiers chez Mercedes, lors de la conférence de presse réunissant les trois pilotes montés sur le podium du Grand Prix de Chine à Shanghai.

L'Allemand Rosberg a reproché à l'Anglais Hamilton de ne pas avoir joué  collectif lors de la course, et d'avoir ralenti la cadence, ce qui risquait de  mettre Sebastian Vettel (Ferrari) en position plus favorable pour le dépasser,  et donc lui prendre la deuxième place. Rosberg venait d'entendre son coéquipier se féliciter de sa victoire, le  champion du monde ajoutant: "Nico n'a jamais représenté une menace durant toute  la course".

"Je trouve cela intéressant de t'entendre dire, Lewis, que tu ne pensais  qu'à toi devant, car évidemment cela a compliqué ma course", a déclaré,  visiblement très irrité, le pilote allemand.  "Le fait d'avoir conduit plus lentement que nécessaire a offert à Sebastian  (Vettel) une possibilité pour tenter de me passer", a accusé Rosberg, en  ajoutant que lui, au contraire, avait "couvert" son coéquipier, notamment aux  moments cruciaux des changements de pneus. "Et à la fin, mes pneus étaient fichus car ma durée d'attente (avant de les  changer aux stands, ndlr) a été plus longue, s'est-il encore plaint. Je ne suis  pas content de cela."

Hamilton : "Ce n'est pas mon boulot de gérer la course de Nico"

Invité à répondre, Hamilton a, tout aussi froidement, rejeté les critiques  de son coéquipier: "Ce n'est pas mon boulot de gérer la course de Nico. Mon  job, c'est de gérer ma voiture et de la mener le plus vite possible jusqu'au  bout. C'est ce que j'ai fait. Je n'ai rien fait d'intentionnel pour ralentir  d'autres voitures", s'est défendu le Britannique. Les essais qualificatifs samedi avaient déjà mis en évidence des tensions  entre les deux hommes, tous deux nés en 1985 et longtemps coéquipiers à leurs  débuts en karting, dans l'écurie créée par le père de Rosberg. Manifestement très contrarié d'avoir raté la pole position pour quatre centièmes de secondes, Rosberg avait ensuite ignoré Hamilton mais serré la main  de son compatriote Vettel.

La saison dernière, le championnat avait basculé quand Rosberg, alors 2e,  avait accroché Hamilton, en tête, dès le 2e tour du GP de Belgique, à  Spa-Francorchamps. L'Allemand ne s'était jamais remis, moralement, de la  polémique qui avait suivi cette course, fin août, et de la manière dont  Hamilton, plus fort psychologiquement, l'avait exploitée à son avantage.

AFP