Renault, fournisseur de moteur en F1
La marque Renault de retour en F1 | AFP - DPPI - FRANCOIS FLAMAND

Le retour de Renault en F1: pas de décision avant septembre

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La décision sur la présence de Renault en Formule 1 après 2016 "ne sera pas annoncée avant le mois de septembre", a indiqué à Budapest le directeur général de Renault Sport F1, Cyril Abiteboul. "Nous réfléchissons depuis près d'un an, sur l'ensemble de notre stratégie en sport automobile, et le marketing est dans le siège du pilote", a ajouté Abiteboul, pour qui les décisions seront prises en fonction du niveau de "retour sur investissement, réel et concret" que peut procurer le sport automobile pour Renault.

Abiteboul a en fait répété les propos du PDG de Renault, Carlos Ghosn, en  juin à Londres, tout en apportant quelques précisions sur le planning des  semaines à venir. La reprise de l'écurie Lotus (ex-Renault F1), en grosses  difficultés financières, "fait partie des opportunités que nous examinons",  a-t-il confirmé. Une décision a déjà été prise: Renault ne soutiendra plus financièrement la  Formule Renault 3.5, une catégorie comparable au GP2 disputé en lever de rideau  de plusieurs GP de F1, mais moins connue.

"La Formule Renault 3.5 a permis de former 60% des pilotes de F1 actuels,  dont Lewis Hamilton, et personne ne le sait. Nous ne pouvons plus continuer à  tout faire, ou même à organiser des événements lourds comme les World Series by  Renault (WSR) qui attirent de 60.000 à 100.000 spectateurs par week-end,  plusieurs fois dans l'année", a ajouté Abiteboul. Sur la F1, Abiteboul a précisé que les moteurs Renault avaient "progressé  en performance de 1% à chaque course, soit 10% depuis le début de la saison". "Il nous manque encore trois dixièmes de seconde au tour, par rapport aux  moteurs Mercedes", a-t-il ajouté, confirmant que la prochaine évolution moteur  importante devrait apparaître au GP de Russie en octobre. Abiteboul a estimé que Renault avait fait gagner "500 millions d'euros" à  Red Bull en cumulé (sponsoring apporté par des marques du groupe Renault,  revenus tirés de la course...), alors que les dirigeants de l'écurie  autrichienne se sont montrés très critiques au sujet de leur moteur français.

AFP