La Scuderia attendue sur le Hungaroring

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Une semaine après la très critiquable victoire de Fernando Alonso, l'écurie Ferrari aimerait sans doute tourner la page d'un épisode qui lui a déjà coûté cher... L'autre pilote Ferrari, Felipe Massa, coupable d'avoir respecté les consignes lui indiquant de laisser passer son coéquipier espagnol, retrouvera quant à lui le circuit sur lequel il avait failli perdre la vie. Samedi, lors des derniers essais libres, c'est encore Red Bull qui a frappé un grand coup.

"Gagner un Grand Prix est fantastique et c'est ce qui s'est passé à Hockenheim", avait commenté Alonso, visiblement agacé par la polémique suscitée par sa victoire au GP d'Allemagne. "Nous savions parfaitement avant la course que notre voiture était beaucoup plus compétitive, c'est ce qui m'a donné confiance. Nous devons continuer dans cette direction et cela commence ce week-end à Budapest." Désormais 5e du championnat du monde des pilotes à 34 points de Lewis Hamilton, Alonso espère bien reprendre encore quelques places d'ici la fin de saison, d'autant qu'il reste encore huit Grand Prix à commencer par celui-ci, en Hongrie.

Mais Hamilton (McLaren) et son coéquipier et compatriote Jenson Button, deuxième à 14 points, entendent bien rafler la mise sur le Hungaroring. Et le leader du championnat du monde est plutôt friand de ce genre de circuit. "Il a la réputation d'être lent où il est impossible de dépasser mais je ne suis pas vraiment d'accord avec ça. D'abord le circuit présente deux virages rapides - en particulier le quatrième virage à gauche en aveugle et le droite du virage 11. Depuis les changements au premier virage, c'est un endroit où dépasser est possible, même si ce n'est pas facile", a indiqué le Britannique qui peut se targuer d'avoir gagné à deux reprises en terres magyares.

Pour Jenson Button, le Hungaroring lui laisse de bons souvenirs. "J'ai remporté mon premier Grand Prix en Hongrie - et je me souviens de cette course comme si c'était hier. C'était un grand moment de ma carrière. Après Hockenheim, je pense que nous nous rendons à Budapest avec davantage d'optimisme concernant notre rythme", a-t-il affirmé. "L'écurie se comporte traditionnellement bien sur ce tracé. Nous avons une configuration avec beaucoup d'appuis, ce qui devrait convenir sur ce circuit", a expliqué Button. Mais d'autres pilotes tels que l'Australien Mark Webber et l'Allemand Sebastian Vettel, troisième et quatrième sur Red Bull, n'ont pas dit leur dernier mot dans la course pour le titre...

Toujours aussi décevant depuis son retour, Michael Schumacher veut garder son sang froid. "Je vais me rendre en Hongrie avec un état d'esprit positif. C'est clair que nous avons besoin de comprendre davantage notre voiture. Comme je l'ai dit après la dernière course, nous devons rester calme, regarder dans le détail et analyser nos performances pour apprendre le plus possible de ces week-ends. C'est ce que nous devons faire pour améliorer la situation", a lancé le septuple champion du monde.

Septième en Allemagne, Robert Kubica pourrait bien jouer les trouble-fêtes en Hongrie, sur un circuit qu'il apprécie particulièrement en raison de sa proximité avec son pays, la Pologne. "C’est un peu un Grand Prix à domicile pour eux et pour moi. Je m’attends à ce que beaucoup de supporters viennent me voir, à ce que l’atmosphère soit bonne, j’espère donc pouvoir réaliser de bonnes performances pour eux" a expliqué le pilote Renault.

Pour Felipe Massa, ce Grand Prix aura une saveur toute particulière. Tombé dans le coma après qu'une pièce métallique lui a heurté la tête, le Brésilien était passé à deux doigts de la mort. "Ma première rencontre quand j'arriverai au Hungaroring sera avec les commissaires de course et l'équipe médicale qui ont fait un travail formidable lorsqu'ils m'ont sorti du cockpit", a-t-il indiqué. Il n'oubliera pas non plus le dernier GP d'Allemagne, celui qu'il aurait dû remporter, celui qu'il a offert un peu contraint et forcé à son coéquipier Alonso. Mais cette fois, Massa ne laissera plus passer la victoire. "Je me battrai pour la  victoire ici, quelles que soient les conditions. Ce  week-end ? Je gagnerai !", a dit Massa, expliquant qu'il ne travaillait pas  pour Alonso mais "pour l'équipe".

Romain Bonte