alonso vettel ferrari red bull podium 2012
alonso vettel ferrari red bull podium 2012 | AFP - PUNIT PARANJPE

La FIA rejette la plainte de Ferrari

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Sebastian Vettel est bel et bien le champion du monde 2012. Vendredi, la Fédération internationale de l'automobile a rejeté la plainte déposée par Ferrari. Pour la FIA, le pilote allemand n'a commis aucune irrégularité lors du GP du Brésil, dimanche dernier.

La saison 2012 de Formule un est bel et bien close. Pour la troisième année consécutive, Sebastian Vettel est champion du monde. La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a confirmé, vendredi, ce résultat final en rejetant l'appel de Ferrari. L'écurie italienne avait déposé une plainte contre le pilote allemand pour un dépassement sur Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) qu'elle jugeait irrégulier alors que le drapeau jaune était sorti.

Vettel avait terminé sixième de la course tandis que son rival pour le titre, Fernando Alonso, avait pris la deuxième place derrière Jenson Button (McLaren). Suffisant pour que le pilote Red Bull soit sacré avec trois points d'avance sur l'Espagnol. Ferrari espérait obtenir le déclassement de Vettel à la huitième place ce qui aurait permis à Alonso de récupérer le titre mondial. "La FIA a reçu une lettre de la Scuderia Ferrari demandant des éclaircissements sur un dépassement de Sebastian Vettel, à Sao Paulo, dimanche. Par esprit de transparence et de bonne volonté, la FIA souhaite rendre publique la réception de cette lettre", a expliqué la FIA dans un communiqué avant d'émettre sa réponse "avec le même esprit constructif". "La FIA a fait savoir (à Ferrari) que le dépassement n'était pas irrégulier et qu'il n'y avait pas lieu d'ouvrir une enquête", a conclu l'instance dirigeante.

Vettel dans son droit et de bonne foi

Toute la semaine, la presse ibérique avait pris fait et cause pour son compatriote, évoquant les images de la caméra embarquée sur la voiture de Vettel lorsqu'il a doublé le Français. Des images peu visibles en raison des conditions météo. Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1, avait fait part de ses critiques quant à la manœuvre de la Scuderia. "C'est une vaste blague. Je ne pense pas que la FIA doive se saisir de cette affaire. Ce que Ferrari invoque dans sa lettre est faux. C'est complètement et totalement faux. Un drapeau vert a été présenté à Vettel, ce que personne ne semble contester", avait-il confié au Telegraph. "Ce n'est pas vraiment comme ça que Ferrari doit agir. Je crois qu'ils étaient prêts à tout pour gagner."

Mais la FIA n'était pas en mesure réellement de se déjuger, car c'est une erreur humaine qui est à l'origine de l'imbroglio. Lorsque Vettel a doublé Vergne au quatrième tour, l'interdiction de dépasser (drapeau jaune) était bien affichée sur les tableaux de bord des pilotes et sur les panneaux électroniques du circuit. Mais les images de la course ont également prouvé que l'un des commissaires de course avait agitait un drapeau vert sur le bord de la piste au moment du passage de Vettel. Le règlement veut que la couleur du drapeau agité par un commissaire prédomine sur tous les signaux électroniques et les affichages du tableau de bord. Vettel était donc de fait dans son droit au moment du dépassement.

Sur son site Internet, vendredi, Ferrari a indiqué "prendre acte de la réponse de la FIA et considère donc que l'affaire est close". Red Bull, de son côté, s'est dit satisfait. "Nous sommes satisfaits, mais pas surpris, que la FIA ait confirmé qu’il n’y avait pas de réponse à apporter concernant le Grand Prix du Brésil", a indiqué l'écurie dans un communiqué. Fin de l'histoire.