Jeux vidéo : Toujours plus dans le vrai, toujours plus dans le bon, notre test de F1 2020

Publié le , modifié le

Auteur·e : Loris Belin
Charles Leclerc (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes) à la lutte dans le jeu vidéo F1 2020
Charles Leclerc (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes) à la lutte dans le jeu vidéo F1 2020 |

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Quelques jours après le premier Grand Prix de la saison de Formule 1, sa simulation officielle débarque dans les rayons et dans les salons. F1 2020 poursuit sur la belle lancée des opus précédents : un plaisir pour les rétines, au moins autant pour les sensations qu'il procure. Cette saison, le jeu de Codemasters réussit toutefois un tour de force, rendre le réalisme du monde de la F1 un peu plus grand encore. Une petite prouesse, alors que son prédécesseur était déjà utilisé comme simulateur par les pilotes professionnels eux-même.

Nom : F1 2020
Simulation de course automobile
Studio : Codemasters
Date de sortie : 10 juillet
Disponible sur : PS4, Xbox One, PC, Stadia
Prix : Autour de 50€

La F1 vous avait manqué ? Ces derniers jours, vous êtes servis. La discipline-reine des circuits a effectué sa reprise le week-end dernier, après un décalage contraint par le Covid-19. Si la frustration a été grande pour le paddock comme pour les passionnés de Formule 1, elle a au moins fait le bonheur des amateurs de jeu vidéo. Pendant le confinement, F1 2019 – qui nous avait déjà séduit l'an passé – s'est imposé comme un des compagnons idéaux des fans de sport, mais aussi des pilotes professionnels. Dès ce vendredi, son petit frère, le jeu F1 2020 prend sa suite, avec toutes les attentes qu'il avait générées depuis plusieurs mois. 

La tâche n'était pourtant pas si simple que ça, malgré des bases des plus solides. La série des Britanniques de Codemasters est une des classiques des simulations sportives, bien établie depuis déjà plusieurs années. Pour les professionnels, F1 2019 a même été un outil de travail en plein coronavirus pour s'entraîner aux sensations de conduite à défaut de pouvoir prendre place dans un vrai baquet ou les simulateurs des écuries. Une situation rare pour un "outil" disponible à tout à chacun et plus accessible encore que les home-trainers connectés Zwift.

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La Formule 1 ne s'y est d'ailleurs pas trompé et a proposé pendant trois mois des courses virtuelles - que vous avez pu suivre sur france tv sport - auxquelles prenaient place plusieurs pilotes du plateau comme Charles Leclerc (Ferrari), Lando Norris (McLaren) ou encore le "premier" champion du monde virtuel du genre George Russell (Williams). Cet élan et l'engouement suscité chez la communauté vidéoludique a fait exploser le nombre de vues en direct sur la plateforme Twitch : +1569% entre février et mars (selon le site spécialisé Twitchtracker), durant lequel devait avoir lieu le début de la saison ! L'attente des fans sevrés de l'adrénaline des Grand Prix n'a fait qu'ajouter un peu plus d'impatience autour de F1 2020. Et autant être direct : il fait bien mieux que se montrer simplement à la hauteur.

Derrière le volant ou le bureau, vous êtes le pilote partout

Ce nouvel épisode a su capitaliser sur les points forts de son prédécesseur et les emmener un peu plus loin encore. Très beau visuellement, F1 2020 est un peu plus fin encore sur le design des monoplaces. Musique officielle, patte graphique très proche de celles des diffusions TV, livrées mises à jour, son des moteurs propres à chaque constructeur… L'immersion offerte cette saison atteint un stade rarement vu pour un jeu de course.

Surtout, le nouveau mode Mon Ecurie fait passer un nouveau cap à la franchise. Vous pouvez prendre le contrôle d'une nouvelle structure, dont vous devenez patron et pilote. A vous d'en choisir les couleurs, le logo, mais aussi toutes les grandes décisions stratégiques : choix de votre motoriste, de votre coéquipier ou encore du développement de votre bébé. Vous devrez alors aller dans la bonne direction pour faire gagner votre voiture en performances, tout en vous assurant que votre équipe grandisse aussi financièrement. Si vous pensiez passer de longues heures en piste, vous serez vite surpris du (bon) temps passé à diriger votre écurie de A à Z, ce même si pour vous, la technique automobile s'arrête à un sourire aux simples mots "joint de culasse".

A vous de faire évoluer votre usine comme votre département aérodynamique, assez rudimentaire au début du mode Mon Ecurie

A vous de faire évoluer votre usine comme votre département aérodynamique, assez rudimentaire au début du mode Mon Ecurie
A vous de faire évoluer votre usine comme votre département aérodynamique, assez rudimentaire au début du mode Mon Ecurie

Plaisir des yeux, régal de jeu

La conduite n'a pas été négligée non plus puisque F1 2020 persiste dans le juste milieu entre exigence et plaisir de pilotage. Chaque voiture possède ses caractéristiques propres et les écarts de performances entre une écurie de pointe comme Mercedes et une autre de fond de grille comme Haas sont bien perceptibles. Vos adversaires semblent eux avoir gagné en mordant et ne vous rendront pas la vie facile pour les dépasser. Il vous faudra parfois savoir faire preuve de patience pour travailler votre manœuvre, et trouver le bon moment pour porter votre attaque. Le quotidien des pilotes en somme. F1 2020 fait même dans l'inédit puisque les tracés de Zandvoort et de Hanoï font leur apparition, en dépit de leur annulation pour cette saison, Covid-19 oblige.

Le jeu fait ainsi figure de fenêtre ouverte idéale sur le monde de la Formule 1 pour les néophytes, comme de grand défouloir pour ceux qui rêvaient petit d'être Michael Schumacher, à l'honneur cette saison de l'édition historique de F1 2020, ou Alain Prost. Seul contre votre ordinateur ou votre console, à deux sur un seul écran grâce au retour de l'écran partagé en multijoueur, ou encore en ligne face à des pilotes du monde entier, la simulation a de quoi tenir la route toute la saison, même si elle venait à être prolongée au-delà des huit Grands Prix. Et qui sait, vous pourriez même croiser un participant du Championnat du monde en plein entrainement entre deux week-ends de course.