Verstappen, Vettel et Hamilton
Verstappen, Vettel et Hamilton | AFP

Hamilton et Vettel sur les traces de Fangio

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Avec huit titres à eux deux lors des dix dernières saisons de Formule 1, Lewis Hamilton et Sebastian Vettel se préparent à vivre un nouveau duel palpitant. Les deux pilotes visent un cinquième sacre de champion du monde, qui leur permettrait d’égaler le légendaire Juan Manuel Fangio. A moins qu'un nouveau pilote sorte du lot...

La saison passée, le Britannique avait eu le dernier mot avec 46 points d’avance sur l’Allemand. Bénéficiant sans conteste avec Mercedes de la meilleure monoplace, Hamilton avait signé neuf victoires, contre cinq pour son premier poursuivant. Alors que Vettel n’a plus été couronné depuis 2013, l’Anglais peut se délecter d’avoir tout raflé ces dernières années, à l’exception de 2016, lorsque Nico Rosberg avait triomphé avant de prendre sa retraite.

Mercedes reste au-dessus

Et si Rosberg lui-même pense que le mental d’Hamilton peut parfois lui jouer des tours, le tenant du titre affiche une sérénité à toute épreuve. « Je crois que si je suis à mon meilleur niveau, alors je ne devrais pas rencontrer de problèmes » a-t-il sobrement lancé. Cette sérénité, il l’a doit à ses récentes performances mais aussi à la fiabilité de sa monoplace. Même si elle n’a pas vraiment brillé lors des essais de pré-saison, la W09 demeure sans doute la voiture la plus compétitive du circuit, peut-être même plus encore que l’an passé. Et la nouvelle règle limitant les écuries à trois moteurs par pilote et par saison peut aussi jouer en sa faveur.

Mieux armé, moins épaulé

Mieux armé que les autres, Hamilton devra toutefois se méfier des autres pilotes, à commencer par Valtteri Bottas. Même s’il se défend de ne pas vouloir ranimer une rivalité interne comme ce fut le cas entre Hamilton et Rosberg, le Finlandais a de l’ambition. A 26 ans, et après avoir souvent joué le rôle du second pilote, il voudra un jour ou l’autre franchir un nouveau palier… de ce côté, Vettel a peut-être la possibilité d’en profiter. Avec le fidèle Kimi Räikkönen, l’Allemand pourra compter sur un environnement sain et apaisé. Plombé l’an passé par ses deux abandons à Singapour et Suzuka, il est convaincu de retrouver les sommets. « J’ai gagné quatre titres et j’en gagnerai encore », a-t-il souvent répété. Encore faudra-t-il qu’il garde son sang-froid.

Red Bull a les crocs

On a beau mettre en lumière les forces et faiblesses des deux principaux favoris, il restera toujours la petite incertitude, les éventuelles péripéties qui peuvent intervenir à tout moment. Et dans ce duel opposant Mercedes à Ferrari, on aurait également tort d’oublier que Red Bull, l’ancienne écurie de Vettel, proposera une concurrence de qualité. De l’aveu même de Lewis Hamilton « potentiellement, ce sont les Red Bull les plus rapides en ce moment ». Bénéficiant d’une progression fulgurante depuis ses débuts en 2015, Max Verstappen possède tous les ingrédients pour devenir le « champion surprise » cette saison. Plus mature, le Néerlandais de 20 ans ne doute toujours de rien. Le fils de l’ex-pilote de F1 Jos Verstappen, pourrait éventuellement tirer profit du duel que tout le monde attend.

Romain Bonte