Lewis Hamilton
Lewis Hamilton | EMMANUEL DUNAND / AFP

Hamilton déjà le plus rapide à Monza

Publié le , modifié le

Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur en Belgique fin août, a réussi le meilleur temps des premiers essais libres du Grand Prix d'Italie de Formule 1, vendredi matin sur l'Autodrome de Monza, devant son coéquipier Nico Rosberg et Sebastian Vettel (Ferrari).

Avec un chrono de 1 min 24 sec 670/1000e, le double champion du monde  anglais et actuel leader du Championnat a creusé un écart d'une demi-seconde  sur Rosberg, papa depuis quelques jours d'une petite fille. Grâce à des nouveaux moteurs encore plus puissants sur ce circuit où la  moyenne au tour est la plus élevée de l'année (près de 250 km/h), en phase avec  la vitesse de pointe (360 km/h), les deux Mercedes W06 Hybrid, en pneus Pirelli medium obligatoires pour cette 1re séance du week-end, ont déjà fait le trou  avec le reste du plateau. Vettel, 3e chrono du matin, pointait à une seconde et  demie d'Hamilton, suivi par les deux Force India.

L'écurie anglo-indienne, équipée de moteurs Mercedes "client", a placé Nico  Hülkenberg et Sergio Pérez aux 4e et 5e rangs, mais à deux secondes d'Hamilton.  Il y a peu de chances que cet écart soit comblé d'ici la fin de la course,  dimanche, ce qui donne une idée du scénario éventuel de ce week-end à très  haute vitesse. Avec son nouveau moteur Renault, le 6e de la saison, qui lui coûtera une  pénalité sur la grille de départ, la Red Bull de Daniel Ricciardo, vainqueur de  trois GP l'an dernier, a pris une méritoire 7e place très provisoire, juste  derrière l'autre Ferrari de Kimi Räikkönen, 6e chrono du matin. Cette séance a été interrompue une seule fois par le drapeau rouge, quand  Carlos Sainz Jr est parti en glissade dans le bac de la fameuse courbe  Parabolique, mais sans rien toucher et donc sans abîmer sa Toro Rosso. De quoi  occuper un peu ses mécanos pendant la pause de midi, pour nettoyer les graviers  récoltés dans les pontons de sa monoplace.

Du côté des pilotes de réserve, seul le champion en titre du GP2, le  Britannique Jolyon Palmer (Lotus), a roulé. De quoi rapporter un peu d'argent à  l'écurie d'Enstone, en grosses difficultés financières, dont les camions ont  été bloqués pendant plus d'une semaine en Belgique par un huissier et qui est  toujours dans l'attente d'un rachat miraculeux par Renault. Il faisait 33°C sur la piste et 23°C dans l'air, en fin de séance, sous un  ciel un peu nuageux et devant des tribunes clairsemées. La deuxième séance, à  partir de 14H00 locales (12hH00 GMT) et en pneus tendres, risquait de confirmer  la tendance: les Mercedes devant, les autres derrière, sauf peut-être Vettel.

AFP