Romain Grosjean
Romain Grosjean, le pilote français de l'écurie Lotus | TIMOTHY A. CLARY / AFP

Grosjean: "Plus le droit de faire des erreurs stupides"

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Le pilote français de l'écurie Lotus, Romain Grosjean, n'aura "plus le droit" en 2013 "de faire des erreurs stupides" comme celles qu'il a faites en 2012, a-t-il affirmé ce mardi à Paris lors d'une conférence de presse au siège de Total, son principal soutien en F1.

Avez-vous douté, avez-vous eu peur que le Grand Prix du Brésil soit le  dernier de votre carrière en F1 ?
RG: "Oui. Il y a eu des moments durs, des nuits courtes. J'ai eu beaucoup de  discussions avec les propriétaires de l'équipe, qui ont été constructives et  qui nous ont permis d'avancer. Aujourd'hui, je suis heureux d'avoir leur  confiance, de pouvoir repartir pour un tour, et je vais essayer de vraiment  créer quelque chose".
   
Avez-vous eu le temps de tirer le bilan de cette saison 2012 très  contrastée ?
"C'était une première année très intéressante, un challenge que je  voyais grand et qui finalement était immense. Il y a eu de très bons moments et  d'autres plus compliqués, mais ça fait partie du sport. Il faut savoir tirer  les bilans et ne pas retomber dans des moments difficiles".
   
Avec le recul, quel est votre meilleur souvenir de 2012 ?
"C'est difficile de choisir un plus beau moment, sur 20 Grands Prix. On  se souvient bien sûr du premier podium (ndlr: à Bahreïn), mais même la course  de Valence, où j'ai abandonné après m'être battu pour aller chercher la  victoire, ça reste un beau souvenir. La première qualification à Melbourne  aussi, avec une 3e place sur la grille de départ".
   
Pensez-vous que votre vitesse de pointe a été déterminante dans le choix  de Lotus de prolonger votre contrat ?
"La vitesse a pesé, les discussions aussi, et le fait qu'on ait envie de  devenir champions du monde ensemble. Si on règle quelques soucis, on y  arrivera".
   
Qu'attendez-vous de votre nouvelle Lotus E21 ?
"J'espère qu'elle sera aussi rapide que l'E20 de cette année, qu'elle  sera fiable, qu'elle nous donnera confiance et qu'on pourra l'améliorer au fur  et à mesure de la saison".
   
Où et comment allez-vous préparer cette saison 2013 ?
"Je vais passer un peu de temps à la montagne, pour faire du ski de fond  et une préparation en altitude. Après je serai entre la France et l'Angleterre.  La saison commence dès le 5 février (pour les premiers essais d'avant-saison, à  Jerez en Espagne), donc finalement on n'a qu'un mois pour se préparer".
   
Allez-vous changer votre mode de préparation par rapport à 2012 ?
"Il y a un travail en cours depuis le mois de septembre, pour  progresser, car je n'ai pas attendu la fin de la saison. Il y a beaucoup de  choses que j'essaie de faire évoluer, car je ne suis plus débutant, je n'ai  plus le droit de faire des erreurs clairement stupides, qui étaient 100% de ma  faute. Je veux être plus constant, tout en restant aussi rapide".
   
Quel sera votre objectif principal en 2013 ?
"L'année prochaine les objectifs seront différents car je ne serai plus  un débutant en F1. Mais je ne veux pas me fixer d'objectif précis, car ce  serait retomber dans les travers de cette saison. Il faudra faire les  meilleures courses possibles, pour moi et pour l'équipe, tirer le maximum de la  voiture et ne rien regretter, en allant chercher des bonnes places et beaucoup  de points".
   
Est-ce que vous auriez ouvert un restaurant, à Paris ou en Suisse, si  votre carrière en F1 avait pris fin prématurément ?
"Je ne sais pas si je me serais lancé directement dans le restaurant.  J'avais commencé à regarder ailleurs, pour continuer à faire ce que je sais  faire le mieux au monde, conduire une voiture, mais l'idée reste toujours en  tête".

AFP