Lewis Hamilton, Mercedes, Singapour
Lewis Hamilton a pris les devants dès le premier virage du GP de Singapour | TOSHIFUMI KITAMURA / AFP

GP Singapour: Hamilton vainqueur et leader du Championnat

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Parti en pole position, Lewis Hamilton a dominé le Grand Prix de Singapour devant les deux pilotes Red Bull Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo. Malgré la belle résistance de l'Allemand sur le circuit de Marina Bay, le Britannique a été le plus fort. Profitant de l'abandon de son coéquipier Nico Rosberg, le pilote Mercedes reprend même la tête du Championnat du monde.

A Singapour, la nuit fut douce pour Lewis Hamilton. Pilote le plus rapide en qualifications, le Britannique a brillé sur un circuit qu'il affectionne particulièrement mais qui ne l'a pas toujours épargné par le passé. En 2010 et 2011, le champion du monde 2008 avait dû ranger la voiture aux stands avant de voir le drapeau à damier, la faute à une fougue mal maîtrisée. Cette fois encore, la soirée ne fut pas de tout repos. Mais Hamilton a fait preuve de sang froid. Dans un départ disputé où Ricciardo, Vettel et Alonso se sont battus comme des chiffonniers, le pilote Mercedes a pris un envol parfait pour échapper à la foire d'empoigne. Et lorsqu'il s'est retrouvé derrière Vettel à moins de dix tours de l'arrivée après sa troisième sortie des stands, il a laissé chauffer ses gommes pour déposer l'Allemand dans la ligne droite un tour plus tard. Seul en tête, le natif de Stevenage ne se laissait pas piéger par le sinueux parcours de Marina Bay et s'offrait une 29e victoire en carrière.

Rosberg laisse son fauteuil à Hamilton

Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, ce deuxième succès consécutif après le GP d'Italie remporté il y a quinze jours lui offre la tête du Championnat du monde. Son coéquipier Nico Rosberg, qui l'avait dépossédé de son trône lors du GP d'Espagne, a été contraint de jeter l'éponge dès le 19e tour. Deuxième des qualifs à 7 petits millièmes du poleman, l'Allemand a vécu une course cauchemardesque. Dès le tour de chauffe, l'électronique récalcitrante de son volant l'empêchait de démarrer. Il prenait donc le départ de la course depuis les stands, en 21e position. Sur un circuit où les zones de dépassement sont rares, on ne donnait alors pas cher des chances de Top 10 de Rosberg. Sentiment confirmé dès le début de course où le pilote de 29 ans mettait quatre tours à doubler Chilton pour s'emparer de la... 20e place. Las, des problèmes de DRS et de limitateur de vitesse ont contraint l'homme ayant débuté chez Williams à s'arrêter. 

Les Red Bull dans le bon tempo

A quinze jours de la 15e manche du Championnat du monde au Japon, Lewis Hamilton possède trois points d'avance sur Nico Rosberg au classement. Dans leur sillage, l'Australien Daniel Ricciardo confirme qu'il a de la moëlle. Parti en deuxième ligne mais auteur d'un mauvais départ, le vainqueur de deux des trois derniers GP en Belgique et Hongrie, est revenu sur Fernando Alonso pour monter sur la dernière marche du podium. Auteur d'un envol magistral, l'Espagnol de chez Ferrari semblait pouvoir confirmer sa réussite à Singapour (5 podium lors des 6 dernières courses dans la ville état). Il était même dauphin d'Hamilton à l'issue du deuxième arrêt aux stands. Mais l'intervention du safety car du 34e au 37e tour ainsi que la fougue des monoplaces Red Bull a condamné le taureau des Asturies à la 4e place. Discret depuis le début de saison, puisqu'il n'est monté que deux fois sur la boîte, Sebastian Vettel a signé son meilleur résultat en terminant 2e. 

Rayon belle performance, Jean-Eric Vergne se pose là. Au terme d'une fin de course éclair, le Français, parti 12e sur la grille de départ, s'est emparé de la 6e place. Sa plus belle cette saison. Troisième en Italie, Felipe Massa a confirmé son regain de forme en coupant la ligne en 5e position. Au sommet de la hiérarchie, Lewis Hamilton a gagné une nouvelle bataille face à son coéquipier Nico Rosberg en s'octroyant son septième grand prix de la saison, le deuxième de sa carrière à Singapour. Il reste cinq confrontations à l'Allemand pour inverser la tendance.

Jerome Carrere