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Sebastian Vettel a engrangé une cinquième victoire de suite cette saison. | KAZUHIRO NOGI / AFP

GP du Japon : Vettel attendra encore

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Vainqueur à trois reprises sur le circuit de Suzuka, Sebastian Vettel (RedBull) a signé dimanche pour la première fois de sa carrière un cinquième succès consécutif en saison. L’Allemand n’a en revanche pas fêté une quatrième couronne mondiale de suite, la faute à la quatrième place de Fernando Alonso (Ferrari) sur la grille. Romain Grosjean (Lotus), en tête une bonne partie de la course, a terminé sur le podium juste derrière Mark Webber (RedBull).

Vettel sacré à Suzuka, son circuit préféré, ce ne sera pas pour cette fois-ci. Placé en première ligne à côté du poleman, Mark Webber (RedBull), l’Allemand a remporté dimanche au Japon son cinquième Grand Prix de suite cette saison. Cependant, la présence de Fernando Alonso (Ferrari) au pied du podium le prive pour l’instant d’un quatrième sacre mondial, en attendant le GP d’Inde dans deux semaines. Romain Grosjean (Lotus), devant dès le premier virage, a fini en troisième position.

Au classement général, Vettel (RedBull) a toutefois consolidé sa première place au classement des pilotes avec 90 unités d'avance sur Alonso, son principal rival, à quatre manches de la fin de la saison. Il pourrait se coiffer d'une nouvelle couronne mondiale le 27 octobre prochain dans le banlieue de Delhi, à condition de conserver au minimum 75 points sur son dauphin à l'issue de l'étape indienne.

Grosjean a fait un départ canon

Pourtant, au Japon, c’est bel et bien Romain Grosjean (Lotus) qui a fait forte impression. Lancé comme une flèche dès le premier virage, au nez et à la barbe de Webber, le Français a mené tout le début de la course, avant d’être victime de la stratégie -contestable ?- mise au point  par son équipe, moins efficace que celle de RedBull. Car, comme souvent, Sebastian Vettel a profité de la tactique à deux arrêts de l’écurie autrichienne pour réussir la course parfaite au terme des 53 tours.

Ce qui a eu le don de mettre en rogne son coéquipier, Mark Webber (RedBull), obligé de repasser par les stands une troisième fois sans raison précise à 10 tours de la fin. Mais voilà, si l'Allemand a bien été aidé par cette succession d'événements favorables, Fernando Alonso a conduit comme jamais face à Massa (Ferrari) et Hülkenberg (Sauber) pour finir quatrième. En terminant au pied du podium, alors qu'il était 8e sur la grille de départ, le N.1 de la Scuderia a préservé un semblant de suspense jusqu'au GP d'Inde. Et ce, même, si personne ne semble capable de gêner Vettel dans la quête d'un énième Graal.