Sebastian Vettel RedBull Canada
Sebastian Vettel (RedBull) a posé du début à la fin sa main sur le GP du Canada. | EMMANUEL DUNAND/AFP

GP du Canada : Sebastian Vettel (Red Bull) goûte enfin à la victoire

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Jusqu'ici malheureux sur le circuit Gilles-Villeneuve, Sebastian Vettel (RedBull) l'a cette fois-ci emporté dimanche lors du GP du Canada. L’Allemand a devancé Fernando Alonso (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes) sur la ligne d’arrivée. Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), concentré derrière son volant, a bonifié sa séance de qualifications en prenant la 6e place sur la grille.

Ce Grand Prix faisait encore défaut à son palmarès. Parti en pole position pour la troisième fois d'affilée sur le circuit Gilles-Villeneuve, sans avoir jamais réussi à s'imposer en course, Sebastian Vettel a fait fi de cela pour l'emporter tout en maîtrise, dimanche au terme des 70 tours que compte le GP du Canada. L'Allemand, déjà en tête à la sortie du premier virage, a ainsi offert à l'écurie RedBull sa première victoire dans ce que les Américains appellent communément l'Up North. Fernando Alonso (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes) ont complété le podium.

Au classement général, Vettel (RedBull) -passé tout près de la victoire à Monte-Carlo il y a deux semaines- a conforté (si cela était encore nécessaire...) son avance sur ses poursuivants immédiats. Kimi Raïkkönen (Lotus), qui a perdu sa place de dauphin aux dépens de Fernando Alonso (Ferrari), a égalé dix ans après le record du nombre d'arrivées consécutives dans les points (24) de Michael Schumacher.

Alonso frappe fort

Comme on pouvait le prévoir sur piste sèche, Sebastian Vettel s'est envolé dès le troisième tour, signant jusqu'alors le meilleur tour en course (1'19"011). Insuffisant toutefois pour se mettre à l'abri de quelques petites frayeurs, notamment à l'approche du 15e tour de roues. Libéré du poids Hamilton (Mercedes), le pilote de chez RedBull s'est laissé aller à une petite "touchette" avec le mur de protection. Pas de quoi le perturber, cependant, puisque celui-ci a facilement accentué son avance au fil du temps : 13" au 26e tour, 15" au 29e pour finalement fondre jusqu'au drapeau à damier à 14" d'Alonso (Ferrari). 

Car derrière lui, la hiérarchie de la grille de départ a légèrement été bousculé. L'Espagnol, en retrait à Monte-Carlo, a réalisé ce que l'on pourrait appeler une "remontada". Parti en troisième ligne, aux côtés de Mark Webber (RedBull), le N.1 au sein de la Scuderia a repris un à un ses prédécesseurs, dont Rosberg et Bottas. Alonso, à la lutte avec Hamilton, s'est par la suite payé le luxe de prendre un tour à Felipe Massa, son coéquipier chez Ferrari, avant de distancer le pilote Mercedes au 63e tour.

Vergne dans les points, Grosjean non

En queue de course, si Romain Grosjean (Lotus) n'a pas réussi à entrer dans les points -comme il l'espérait malgré sa dernière place sur la grille- Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) a lui passé la ligne d'arrivée avec le sourire. Le Français a terminé à une belle 6e position, confirmant au passage son résultat à Monaco (8e). Comme quoi, même sur le sec, le natif de Pontoise sait être rapide. De quoi lui laisser présager un bel avenir...