GP d'Emilie-Romagne : Lewis Hamilton vainqueur à Imola, 7e titre des constructeurs pour Mercedes

Publié le , modifié le

Auteur·e : Martin Boissereau
Lewis Hamilton s'est de nouveau imposé lors du GP d'Emilie-Romagne, ce 1er novembre 2020

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Lewis Hamilton s’est imposé lors du Grand Prix d’Émilie-Romagne devant son équipier Valtteri Bottas et Daniel Ricciardo (Renault) ce dimanche. Ce doublé Mercedes assure à l'écurie un septième titre consécutif de champion du monde des constructeurs. Le retour sur le circuit italien d’Imola, où les pilotes de Formule 1 n’avaient plus roulé depuis 2006, a également été marqué par les abandons de Pierre Gasly, victime d’une fuite de pression d’eau, Max Verstappen et Esteban Ocon.

Après avoir dépassé Michael Schumacher au nombre de victoires en Grand Prix la semaine passée (92), au Portugal, Lewis Hamilton lui a succédé sur le circuit d’Imola. L’Allemand était jusqu’alors le dernier pilote à s’être imposé à une quarantaine de kilomètres de Bologne, sur un autodrome Enzo et Dino Ferrari chargé d’histoire. Son équipier chez Mercedes Valtteri Bottas, parti en pole position, et Daniel Ricciardo (Renault) complètent le podium. Le deuxième de la saison pour l’Australien, après celui obtenu au GP de l’Eifel (3e).

Ce nouveau doublé permet à Mercedes d’obtenir un septième titre constructeurs de suite (2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020). Un record, battu à quatre course de la fin de la saison pour l’écurie germano-britannique dirigée par Toger Christian "Toto" Wolff. Avec cette 93e victoire sur le circuit d'Imola, où il a réalisé le meilleur tour en course (1:15:484), Lewis Hamilton se rapproche quant à lui d’un septième titre de champion du monde. Comme un certain Michael Schumacher.

Hamilton, un brin chanceux, a mieux géré ses pneus

Tout ou presque a souri au sextuple champion du monde ce dimanche après-midi. Au côté de Bottas en première ligne et malgré un départ raté, où Verstappen lui est passé devant, Hamilton a mieux géré ses pneus en course. Alors que le Néerlandais puis le Finlandais ont opté pour des pneus durs aux 19e et 20e tours, le Britannique a demandé à son écurie de le laisser en pneus médiums. Plus rapide, il a ainsi pu creuser l’écart sur ses concurrents.

Outre ce choix idoine, Lewis Hamilton a profité de l’apparition de la voiture de sécurité virtuelle (VSC). Il est en effet entré dans les stands au moment où la procédure de VSC a été initiée, suite à l’abandon d’Esteban Ocon (29/63). Comme s’il la contrôlait, le pilote Mercedes est ensuite sorti en première position, loin devant Bottas, au moment où la procédure a pris fin.

Gasly, une fuite et un abandon

Alors troisième du GP d’Émilie-Romagne, Verstappen a ensuite réussi à dépasser Bottas, gêné par son fond plat où un morceau d'aileron s'est engouffré. L’explosion du pneu arrière droit du pilote Red Bull l’a toutefois contraint à abandonner (51/63) alors que, en cas de deuxième place, il pouvait mathématiquement espérer devenir champion du monde. Et lorsque la voiture de sécurité, réelle cette fois, est apparue, George Russell (Williams) est sorti de piste alors qu’il chauffait ses pneus. Cruel pour le pilote britannique, alors dans les points (10e).

Excellent lors des qualifications, où il a égalé sa meilleure performance en carrière (Allemagne 2019 avec Red Bull) et réussi sa meilleure séance avec AlphaTauri (4e), Pierre Gasly a dû abandonner. Une fuite de pression d’eau constatée sur la grille, où les techniciens ont tenté de la réparer, a forcé le Français à rejoindre les stands alors qu’il était cinquième (8/63). Coiffé d'un casque vert et jaune hommage à Ayrton Senna, "un de ses idoles" décédé sur le circuit d'Imola en 1994, Gasly espérait une meilleure issue. Sa récente prolongation au sein de l'écurie italienne, jusqu'en 2021, lui donnera d'autres opportunités de briller.