Lewis Hamilton (Mercedes) dans les rues de Monaco
Lewis Hamilton (Mercedes) dans les rues de Monaco | Boris HORVAT / AFP

GP de Monaco : Hamilton veut enfoncer le clou sur le Rocher

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La saison 2018 de Formule 1 a connu un premier tournant avec la reprise en main de Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur successif à Bakou et Barcelone. Le Britannique vise la passe de trois à Monaco, histoire de creuser l’écart sur Sebastian Vettel (Ferrari) au championnat.

Les parapluies sont de sortie. Non pas que le soleil a déserté la Côte d’Azur mais Mercedes préfère rester couvert. Depuis son arrivée en Principauté, le boss de l’Etoile Toto Wolff joue sur les mots. "Monaco, c'est un circuit qui nous propose des défis complètement différents - et uniques, aussi. L'année dernière, c'est devenu un week-end de limitation des dégâts lorsque nous n'avons pas trouvé la bonne configuration." Hormis au sujet d’une averse prévue dimanche vers 15h00, Hamilton a-t-il vraiment raison de se montrer « extrêmement inquiet » ? Sur une trajectoire ascendante, le Britannique dispose d’une avance de 17 points sur Vettel et dispose d’une monoplace qui a retrouvé tout son punch. Son art de la qualification dont il est le recordman avec 74 pole positions en fait même le favori naturel.  C’est en partie là que se jouera la course d’autant que Pirelli apporte à Monaco des gommes hyper-tendres (et rapidement destructrices) qui pourraient donner un lieu à un nouveau record du tour.

Ferrari dans le dur

Pour Ferrari, Mercedes n’est pas le seul danger immédiat. D’autres nuages gris s’amoncellent au-dessus des Rouges. Selon le magazine allemand Auto Motor und Sport, une protestation formelle visant la Scuderia pourrait être déposée rapidement, ses rivaux dénonçant un stratagème complexe par lequel Ferrari est en mesure d'extraire plus que les quatre mégajoules d'énergie autorisés de son système de batterie. Ce type d'astuce, s'il est avéré, aurait des conséquences un peu plus sérieuses pour l'écurie de Maranello que ses rétroviseurs montés sur le "halo", que la FIA a fini par bannir. "Toute course durant laquelle subsistent les zones grises peut être une course perdue: la FIA doit clarifier ces questions sans réponse avant la course à Monte-Carlo", affirme Niki Lauda, président non-exécutif de Mercedes. 

Red Bull sera dans le coup

Et si Red Bull tirait son épingle du jeu ? Pour le 250e GP de son histoire, l’écurie autrichienne a quelques belles cartes en main. "Il n'y a pas de longues lignes droites à Monaco, donc je pense que le circuit devrait plutôt bien nous convenir et sur le papier, nous pourrions être en capacité de jouer la victoire", estime le "Team Principal" Christian Horner qui espère ne rien compromettre samedi lors des qualifications à cause du moteur Renault privé de mode spécial qualif. Hamilton prévient que « La Red Bull sera très rapide » et « sera la voiture à battre ». A condition que Verstappen et Ricciardo enterrent la hache de guerre.

Xavier Richard @littletwitman