GP de Grande-Bretagne : Lewis Hamilton signe sa 91e pole position, devant Valtteri Bottas et Max Verstappen

Publié le , modifié le

Auteur·e : Guillaume Poisson
Valtteri Bottas à Silverstone
Valtteri Bottas, pilote Mercedes-AMG Petronas | AFP

Retrouvez l’offre
france tv sport sur

Lewis Hamilton a signé la 91e pole position de sa carrière, devant son coéquipier Valtteri Bottas (+0'150). Le 3e, Max Verstappen, a été relégué à plus d'une seconde (+1'022) : un monde d'écart. Loin de ces sommets, les Français Esteban Ocon (9e) et Pierre Gasly (11e) ont tout de même confirmé leurs bonnes dispositions du début d'année.

On en a l'habitude depuis quelques années, la Formule 1 a pris une irrémédiable teinte d'argent. Mais cette fois, les Mercedes ont frappé très fort sur le circuit de Silverstone, ce samedi. Lewis Hamilton a signé sa 7e pole position sur ce circuit mythique, sa 91e pole en carrière. Il devient ainsi le premier pilote à compter sept poles sur un même Grand Prix. Il partageait le précédent record de six poles avec Aryton Senna, qui avait réalisé cet exploit sur le GP du Brésil.

Le Britannique a aussi pulvérisé le record de la piste de plus d'une seconde (1'24"303) quelques minutes après avoir réalisé un inhabituel tête-à-queue en Q2. Son coéquipier, Valtteri Bottas, qui l'avait dominé il y a un an lors des qualifications à Silverstone, avait été le premier à battre le record du circuit et à dominer la séance. C'est pourtant bien Hamilton qui a eu le dernier mot. Derrière les deux pilotes Mercedes, l'éternel troisième Max Verstappen finit très loin, à plus d'une seconde (+1'022). Plus que jamais, l'écurie allemande est dans un autre monde. 

Le paddock débarquait pourtant sur ces qualifications avec l'espoir d'une séance de qualifications enlevée, disputée comme il se doit entre les différents concurrents. Les conditions de ce GP de Grande-Bretagne sont propices aux surprises et aux rebondissements : des virages aussi mythiques que piégeux s'enchaînent sur les 5,89 kilomètres du circuit de Silverstone. La météo avait été jusqu'ici capricieuse : caniculaire et sèche vendredi, venteuse, fraîche et humide ce samedi. Ce sont d'ailleurs particulièrement les rafales imprévisibles qui incitaient à la prudence quant au déroulement.

Mais dès la Q1, Valtteri Bottas a mis tout le monde d'accord, devant un Lewis Hamilton encore sur la réserve. En Q2, le Finlandais s'est permis de battre son propre record de la piste, établi l'année passée. Au même moment, surprise, Hamilton partait en tête à queue dans le même virage qui avait fait sortir Nicolas Lafiti dans la journée. Sa sortie a été conséquente puisque la séance a dû être interrompue en raison des graviers présents sur la piste. Ses pneus, endommagés, ont dû être changés. On imaginait alors le Britannique déconcentré, ou au moins déstabilisé dans sa conquête.

Un écart qui se creuse 

Mais il n'en était rien. Lewis Hamilton a démoli tous les temps jamais réalisés dès le début de la Q3, verrouillant la pole position jusqu'à la fin de la séance. "Lewis était vraiment trop fort aujourd'hui, je ne pouvais pas mieux piloter", a concédé son coéquipier Valtteri Bottas. Semaine après semaine, les monoplaces Mercedes semblent de plus en plus performantes, tandis que ses challengers subissent divers contretemps. Les Ferrari, malgré un Charles Leclerc parfois très performant comme ce samedi (4e), continuent d'inquiéter. Les Racing Point seraient des "Mercedes roses" d'après l'écurie Renault et la majorité du paddock. Cela ne s'est en tout cas pas vu ce samedi : Lance Stroll, qui visait la deuxième ligne, a terminé à la 6e place, tandis que son coéquipier Nico Hulkenberg, arrivé en joker ce week-end après le test positif au covid-19 du titulaire habituel Sergio Perez, n'a pas encore complètement maîtrisé sa monoplace (13e).

Seul Max Verstappen montre une régularité minimale face aux monstres Hamilton et Bottas. Mais sa nouvelle 3e place camoufle mal l'écart terrifiant qui le séparait d'Hamilton ce samedi (+1'022). Alors qu'il s'était dit confiant dans ses chances de titiller les deux leaders du championnat avant les qualifications,  il l'a concédé après sa 3e place  : "Les Mercedes étaient tout simplement trop rapides"

Gasly et Ocon satisfaits, Grosjean en détresse

Du côté des Français, le bilan est en demi-teinte. D'un côté, Pierre Gasly et Esteban Ocon ont confirmé leur honorable début de saison. Gasly a manqué la Q3 d'un souffle, puisqu'il a réalisé le même temps (au millième près !) que Lance Stroll (Racing Point), 10e en Q2. Mais il l'a réalisé après Stroll : il s'est donc classé à la 11e place, ce qui demeure un bon résultat pour le pilote d'AlphaTauri. Esteban Ocon se classe lui à la 9e place, juste derrière son coéquipier Daniel Ricciardo.

D'un autre côté, il y a Romain Grosjean, qui n'en finit plus d'enchaîner les mauvais résultats. Le Français pâtit des mauvaises performances de son écurie Haas, qui s'affiche week-end après week-end comme l'une des deux pires écuries du paddock. "J’avais espoir qu’on puisse passer en Q2, mais c’était compliqué avec le vent cet après-midi. C’est embêtant, on a du mal à prendre du plaisir, ce qui est le minimum..." a-t-il réagi après les qualifications. 

La course aura lieu ce dimanche à 15h.