Ferrari-Mercedes-Malaisie 2015
Lewis Hamilton et Sebastian Vettel au coude à coude au GP de Malaisie | AFP - ERIC VARGIOLU

GP de Chine : Embellie Ferrari ou réplique Mercedes?

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Troisième volet de la saison de F1 en Chine ce week-end et nouvel épisode de la lutte à deux écuries qui s’annonce pour la saison entre Ferrari et Mercedes. Après la victoire de Sebastian Vettel en Malaisie, comment va se comporter Ferrari et comment va réagir Mercedes ?

La victoire de Sebastian Vettel à Sepang, fin mars a mis du piment (rouge) dans ce début de saison. On s’attendait à un nouveau cavalier seul des Flèches d’Argent, mais l’écurie italienne est venue rappeler que la concurrence n’était pas qu’un concept en F1. Elle est bien là et c’est tant mieux pour le suspense. Si les monoplaces rouges confirment leurs progrès à Shanghai, on pourra commencer à parler de tendance, même si la saison est encore longue. Très longue puisqu’après la Chine il restera 16 GP à disputer.

"Nous avons eu un week-end difficile en Malaisie", résume Lewis Hamilton, le champion du monde en titre, en rappelant qu'il a fait "très chaud", qu'il a eu "des problèmes" sur sa Mercedes le vendredi, qu'il a plu samedi en  qualifications et que "rien ne s'est passé comme prévu" dimanche en course.  Depuis, l'écurie allemande a "tout analysé" et son champion "ne regrette rien". Son désir de revanche est d'autant plus grand qu'il apprécie Shanghai, ses fans et surtout ce circuit où il a déjà gagné trois fois : en 2008 et 2011 dans des McLaren, l'an dernier dans une Flèche d'Argent.  "C'est un défi différent par rapport à l'Albert Park (de Melbourne) et Sepang (en Malaisie), mais je l'apprécie vraiment et il convient plutôt bien à  mon style de pilotage. Je n'y ai manqué que deux fois le podium", en huit visites à Shanghai, ajoute le Britannique

Première pole, première victoire

En 11 éditions depuis 2004, le palmarès est largement dominé par des champions du monde : neuf victoires pour deux exceptions, Rubens Barrichello  (2004) et Nico Rosberg (2012), l'autre pilote Mercedes-AMG.  "C'est ici que j'ai signé ma première pole position et remporté ma première victoire", rappelle le vice-champion du monde. Rosberg se méfie autant d'Hamilton que de son "compatriote dans la voiture rouge". Sebastian Vettel est venu rappeler que les quatre titres de champion du monde conquis avec Red Bull n’étaient pas une coïncidence. Et désormais, c’est Mercedes qui doit se remettre en question. "Nos rivaux ont haussé leur niveau de jeu, alors  c'est à nous de mettre la barre encore plus haut", prévient Toto Wolff, le Team  Principal de Mercedes-AMG.

L'avertissement de la Scuderia a été pris au sérieux, à Stuttgart et Brackley, donc une réplique cinglante est possible. D'après les nombreux techniciens du paddock, les températures plus fraîches qu'à Sepang devraient jouer en faveur des Flèches d'Argent, et pénaliser les monoplaces de Maranello. Pirelli rappelle quand même que la météo chinoise, sous l'épais nuage de pollution qui recouvre Shanghai, est parfois surprenante. Dans les candidats au podium, il ne faut pas oublier Kimi Räikkönen. Le néo-papa finlandais, en net regain de forme, a fait une belle remontée en  Malaisie, de la dernière à la 4e place. Comme Hamilton et Vettel, il a déjà gagné en Chine. C'était en 2007, dans une Ferrari, l'année de son seul titre mondial.

Williams en embuscade

Derrière Mercedes-AMG et Ferrari, Williams espère tirer profit à Shanghai  des qualités aérodynamiques des nouvelles FW37, en plus de la puissance des  moteurs Mercedes. "Ca ressemble à Barcelone où nous avons fait l'essentiel de nos essais  d'avant-saison, rappelle le Brésilien Felipe Massa. Donc nous avons beaucoup de  données télémétriques disponibles pour trouver les bons réglages". Son coéquipier finlandais Valtteri Bottas trouve ce tracé "amusant". Il cite "les longs virages rapides" et surtout "la longue ligne droite de derrière qui permet de dépasser et rend les courses plus intéressantes".

C'est l'autre espoir des fans, pas seulement ceux de Mercedes et Ferrari : que ce 3e GP de 2015 soit animé, excitant de bout en bout. Ce serait bon pour la F1 car le dernier duel au sommet, entre deux écuries, remonte déjà à la  saison 2012. A l'époque, il n'y avait pas encore de moteurs hybrides et Vettel, dans sa Red Bull, s'était battu jusqu'au bout avec un certain Fernando Alonso (Ferrari), battu finalement de trois points. Cet hiver, Vettel a remplacé Alonso, parti chez McLaren, et a refait gagner la Scuderia dès sa 2e course en rouge.

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