Sebastian Vettel, Red Bull, départ Abou Dhabi
Sebastian Vettel (à droite) prend la tête au volant de sa Red Bull | TOM GANDOLFINI / AFP

GP Abou Dhabi: Vettel étrenne son titre

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Titré la semaine dernière en Inde, Sebastian Vettel a étrenné son statut de quadruple champion du monde en décrochant une 11e victoire cette saison, lors du GP d'Abou Dhabi. Le pilote allemand a été intouchable sur le circuit de Yas Marina et signe un 7e succès consécutif. Parti 6e, le Français Romain Grosjean a échoué au pied d'un podium sur lequel il était monté à l'occasion des trois derniers Grand Prix.

Il s'est envolé dès le départ et plus personne ne l'a revu. Parti en première ligne, aux côtés de son coéquipier Mark Webber, Sebastian Vettel a pris la tête dans le premier virage pour ne plus la céder. Fidèle à sa réputation, l'Australien se laissait dépasser par son partenaire chez Red Bull. Parti 3e, l'Allemand Nico Rosberg imitait son compatriote et se portait en deuxième position. Romain Grosjean, 6e sur la grille, profitait quant à lui de l'apathie d'Hamilton et d'Hulkenberg pour se frayer un chemin jusqu'au 4e rang. Coiffé de sa 4e couronne mondiale depuis une semaine, Vettel vampirisait une nouvelle fois la course. Non content de ses 6 succès consécutifs en Grand Prix (Belgique, Italie, Singapour, Corée du Sud, Japon, Inde), le pilote de 26 ans se promenait. Même son long arrêt dans les stands au 14e tour ne lui faisait pas perdre la tête de la course.

Grosjean qui rit, Räikkönen qui pleure

Dans ces conditions, il fallait regarder derrière pour voir du spectacle. Et se rendre compte que la poisse n'avait pas quitté Kimi Räikkönen. En conflit avec l'écurie Lotus, le Finlandais avait été pénalisé pour une voiture non conforme en qualifications. Parti en fond de grille, Iceman n'a même pas eu le temps de donner un coup de volant avant de s'encastrer dans une Caterham et d'abandonner. Tout le contraire de son coéquipier Romain Grosjean. Déterminé, le Français parvenait à dépasser la lenteur de sa voiture en ligne droite pour se mêler à la lutte au podium. Bloqué par Sutil dans le premier tiers de course, il réussissait à ressortir devant les Ferrari lors de son second arrêt aux stands (38e tour). Le natif de Genève multipliait les meilleurs temps au tour en fin de course mais Rosberg était trop loin. Après trois podiums consécutifs, le pilote de 27 ans restait cette fois au pied de la boîte, mais confortait sa 7e place au Championnat du monde. 

Alonso et Di Resta, les grosses côtes

Entre le Français et Sebastian Vettel, Rosberg et Webber luttaient pour une place derrière le cannibale germanique. Dans le 21e tour, le poleman activait son DRS pour dépasser le pilote Mercedes. Quatorze tours plus tard, les deux hommes rentraient aux stands en même temps. Les mécaniciens de la marque autrichienne étaient plus rapides que leurs homologues britanniques et le futur retraité australien gardait son avantage. S'il n'avait pas fini trois des quatre derniers Grand Prix, Webber confirme qu'il faudra compter sur lui jusqu'à la fin de la saison. Toutefois, les deux plus grosses performances sont à mettre au crédit de Fernando Alonso et de Paul di Resta. Parti des 10e et 11e rang, les deux hommes coupent la ligne en 5e et 6e position. L'Espagnol menait notamment un rude combat avec son équipier chez Ferrari Felipe Massa. Un passage en force sur la Torro Rosso d'Eric Vergne à la sortie des stands dans le 45e tour pourrait toutefois coûter une pénalité au double champion du monde espagnol. A l'avant, Vettel était en pilote automatique. Pour une troisième victoire sur le circuit de Yas Marina. Et une petite séance de donuts en prime...

Jerome Carrere