McLaren Alonso
La MCL32 de Fernando Alonso a déjà connu bon nombre de soucis lors des essais de pré-saison. | HOCH ZWEI / DPA

Formule 1 : une saison à double-vitesse pour McLaren et Alonso ?

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Avant la reprise de la Formule 1, ce week-end à Melbourne, McLaren-Honda avance en plein doute. La couleur orange historique est certes de retour mais les problèmes techniques persistent. Entre les caprices (légitimes ?) de Fernando Alonso, l’inexpérience de son coéquipier Stoffel Vandoorne et une voiture encore trop approximative, le Grand Prix d'Australie et la saison 2017 s’annoncent très aléatoires pour l'écurie estampillée britannique et fournie par le constructeur japonais.

Sauvée l’année dernière par le duo expérimenté Alonso-Button, l’écurie McLaren-Honda espère faire aussi bien cette année. Et c’est peut-être le maximum qu’elle peut viser.

273+1 font un déséquilibre

Avec Jenson Button parti à la retraite en fin de saison – après des GP aux issues souvent désolantes - c’est l’ex-nouveau Stoffel Vandoorne (1 Grand Prix en carrière) qui est appelé à prendre les commandes de la seconde monoplace. Le Belge, qui avait couru son unique Grand Prix à Bahreïn en début de saison dernière, avait remplacé Fernando Alonso déclaré médicalement inapte après un spectaculaire accident en Australie. Vandoorne y avait d’ailleurs marqué son premier point. Cette année, il aura à coeur de confirmer les qualités et promesses entrevues.

Et Fernando Alonso (273 Grand Prix en carrière) retrouve donc l’Australie ce week-end avec celui qui l’avait remplacé. Une course qu’il appréhende : « Après deux semaines d’essais compliquées, nous sommes prêts à faire face à un week-end difficile à Melbourne. La première étape sera de travailler sur la fiabilité avant de faire toute hypothèse ou pronostic concernant la performance. »

Plus de jetons, plus de temps à perdre

L'Espagnol, qui avait été jusqu’à dire qu’il conduisait une voiture digne de GP2 (le championnat inférieur) la saison passée, sait qu’il n’aura pas de grands motifs de satisfaction cette année. Le nombre limité de tours de piste en essais de pré-saison, 2,5 fois inférieur à Mercedes, démontrait déjà le manque de repères face au moteur japonais.

En huit journées de roulage, ce ne sont pas moins de cinq moteurs qui ont été utilisés. Et rien ne semble indiquer que les choses vont aller en s’améliorant. Seul point positif : l’abandon du système de jetons cette saison. Jusqu’alors, la Formule 1 avait découpé le groupe propulseur en 66 éléments, soit autant de « jetons », et le modifier en cours de saison impliquait l’investissement de ces jetons par les écuries. C’est désormais du passé et McLaren-Honda pourra donc apporter les changements qu’elle désire quand elle le désire. Mais parviendra-t-elle à trouver un rythme de croisière ? C’est une autre histoire.

Adrien Fonteneau @Adri_Fntn