Alan Permane / Jolyon Palmer
Alan Permane (à droite) sera encore plus proche des pilotes, notamment Jolyon Palmer (à gauche) | JEAN MICHEL LE MEUR / DPPI MEDIA;JEAN MICHEL LE MEUR / DPPI

Formule 1 : pas à pas, Renault avance

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Après le retour historique en 2016, place à la performance pour Renault en 2017. Avec le retour de la Formule 1, ce week-end à Melbourne, Renault espère enfin être compétitif. Avant le Grand Prix d'Australie, revue d'effectif chez l'écurie française qui avance sur le plan technique (châssis et groupe propulseur retravaillés) comme sur le plan humain (arrivée de Nico Hülkenberg). Si le dernier exercice était de transition, cette nouvelle saison doit être synonyme d'ambition.

Mesurée, cette ambition doit forcément être plus haute que la précédente et les performances seront attendues du côté de Renault.

La reconstruction continue en interne

Chez les pilotes, Kevin Magnussen part (pour Haas) et Jolyon Palmer reste. Un choix surprenant de la part du constructeur français quand on sait que le Danois, malgré une saison 2016 plus que légère (7 points), était plus performant que son collègue britannique. Peu convaincant, ce dernier essaiera donc d’exister un peu plus dans l’ombre de Nico Hülkenberg (ex-Force India).

Le grand départ, ce n’est pas Kevin Magnussen mais plutôt celui de Frédéric Vasseur (directeur de la compétition Renault) et son remplacement par Cyril Abiteboul alors que sur les pistes, Alan Permane sera au plus proche des pilotes pour les questions d’ingénierie.

Nico Hülkenberg, 9e du classement pilotes l’an passé, signe donc pour la première fois chez un grand constructeur. Le pilote allemand devra à la fois prouver au plus haut niveau (top 7 ?) et emmener Renault un peu plus haut. Il sera le vrai leader et dans une écurie qui (se) pose encore beaucoup de questions, cela ne peut être qu’un plus : « J’espère que nous pourrons être à l’avant du milieu de peloton cette année, et à partir de 2019, je veux être prêt pour le titre » a-t-il d'ailleurs avoué à son arrivée.

Des avancées encore et toujours

Et pour ce titre, une voiture compétitive s’impose. On en voit les prémices cette saison. La R.S.17 a été améliorée au niveau du châssis et du groupe propulseur mais les problèmes moteur se sont vite fait ressentir : « Nous sommes sur le cycle normal : atteindre la fiabilité avec les premiers moteurs. Comme tout est nouveau cette année, le développement des moteurs, des carburants et des lubrifiants évoluera tout au long de la saison » avoue à ce propos Rémi Taffin, directeur technique moteur Renault.

Mais les évolutions prennent du temps et l’écurie française en manque. Cela s’est vu dans le nombre de tours (près de 2800) lors des essais hivernaux, soit l’un des trois plus petits totaux de la pré-saison. Il faudra donc voir ce que Renault peut donner sur la saison et très vite, dès les premiers GP. Ce n’est pas un nouveau chapitre mais bien un début d’histoire qui est attendu à Melbourne…