F1 - Grand Prix de France : Les bouchons gâchent la fête

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Auteur·e : AFP
Les tribunes vides du Circuit Paul-Ricard
Les tribunes du Circuit Paul-Ricard | FLORENT GOODEN / DPPI Media / DPPI

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Les retrouvailles des spectateurs avec le Grand Prix de France de Formule 1, après dix ans d'absence au calendrier, ont été gâchées vendredi par les embouteillages monstres aux abords du circuit Paul-Ricard.

Les deux séances d'essais libres, dominées sous un ciel bleu étincelant par le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes), n'ont pas constitué l'évènement principal du jour. La première s'est déroulée devant des tribunes quasiment désertées, la situation ne s'améliorant que très lentement au cours de l'après-midi. Peu avant 15H00, la préfecture du Var a indiqué qu'elle avait décidé d'ouvrir l'ensemble des parkings disponibles, soit 25.000 places, et mis en place le doublement temporaire des voies de circulation dans les environs immédiats du circuit. "L'affluence s'est concentrée entre 10h00 et 13h00", indiquait son communiqué, ajoutant que "la situation s'améliore progressivement". Pourtant, vers 16h40, alors que la deuxième séance d'essais libres était bien entamée, de nombreux spectateurs arrivaient enfin, hagards, en descendant la passerelle à la sortie des stands. Denis, qui habite en région parisienne, est en vacances avec son épouse sur la Côte d'Azur pour assister au GP: "On a payé presque 1.200 euros les deux places en tribune et le parking pour trois jours", s'époumone-t-il auprès d'un bénévole, qui lui rétorque de se plaindre aux organisateurs. "J'espère que la FIA va retirer le GP de France au Castellet l'an prochain", peste-il.

20 kilomètres en 7 heures

Parti à 09h00 de la Seyne-sur-Mer, ville distante de 20 km du Castellet, Denis n'est arrivé sur le circuit qu'à... 16h10. "En plus les gendarmes nous ont indiqué la mauvaise direction et on a dû faire le tour du circuit car une des routes était fermée", affirme-t-il. Elisa, la trentaine, venue avec son mari et son bébé de 18 mois, a mis plus de sept heures pour rejoindre le circuit. Elle a quitté Sanary à 09h15 mais a notamment été bloquée deux heures au même endroit sans pouvoir bouger à une dizaine de kilomètres du Paul-Ricard. "Au bout d'un moment, on a réussi à avancer seulement parce que les autres devant nous faisaient presque tous demi-tour", explique cette aide-soignante. "Sous cette chaleur, c'était l'enfer: c'est la dernière fois que je viens au Castellet!", promet-elle. "C'est déjà le bordel quand il y a le Bol d'Or, comment ils n'ont pas anticipé?", se demande Yvan, également rescapé des routes provençales. "A part faire le kakou, Estrosi il sert à rien!", assène ce Toulonnais au sujet du maire de Nice, grand initiateur du retour du GP de France dans le Var. "Il nous faut démontrer dès cette première édition que nous sommes au niveau des vingt autres Grand Prix", avait souligné ce dernier jeudi.

"Un GP exceptionnel" selon Estrosi

"Nous serons jugés à parts égales, rien ne nous sera épargné", avait assuré l'ancien président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui promettait "un GP exceptionnel". "Je ne sais même pas si je vais prendre le risque de revenir demain et je n'ai pas vraiment envie de me lever à quatre heures du matin", confie pour sa part Yvan, qui a un billet jusqu'à dimanche. A 18h00, le Groupement d'intérêt général (GIP) en charge du GP de France n'avait pas réagi officiellement: il se réfugiait derrière la responsabilité de l'Etat, seul habilité à communiquer sur les évènements se produisant à l'extérieur du circuit. Le GIP n'a pas été le seul à connaître un coup de chaud vendredi. Le Suédois Marcus Ericsson, qui a perdu le contrôle de sa Sauber en fin de première séance libre, l'a vue s'embraser et a mis un certain temps à s'en extraire. Sa monoplace trop endommagée par les flammes ne lui a pas permis de participer à la deuxième séance. La Sauber du Suédois aura besoin de grosses réparations avant la troisième séance d'essais libres et les qualifications samedi, journée que les responsables du retour du GP de France espèrent certainement moins compliquée sur le plan des transports.
 

AFP