Romain Grosjean
Le pilote français Romain Grosjean au volant de sa Haas numéro 8. | Herbert Neubauer / AFP

F1 - GP d'Autriche: Grosjean, Force India, McLaren, ils sont attendus au tournant

Publié le

Le chassé-croisé entre Lewis Hamilton et Sebastien Vettel, les deux principaux candidats au titre mondial de Formule 1, se poursuit ce week-end au Grand Prix d'Autriche. Mais il y aura également d'autres enjeux à surveiller pendant ces trois jours...

Force India se cherche 

Sixième avec deux fois moins de points que Renault, quatrième, Force India fête son 200e GP de F1 en Autriche dans un contexte difficile. Inculpé pour blanchiment d'argent et fraude, son actionnaire principal, Vijay Mallya, réfugié au Royaume-Uni et qui combat une procédure d'extradition de l'Inde, est sorti de son silence mardi pour démentir toute malversation. Les rumeurs de vente se font néanmoins de plus en plus insistantes. Sur le plan sportif, le Français Esteban Ocon et le Mexicain Sergio Pérez restent sur un abandon conjoint en France. "Espérons que nous pourrons célébrer cette occasion avec un bon résultat ce week-end", a déclaré Ocon.

Grosjean sur le grill

Toujours sans aucun point glané en huit courses alors que son équipier danois Kevin Magnussen en totalise 27, Romain Grosjean espère enfin ouvrir son compteur en Autriche. "Il essaie de se remettre sur pied, puis il reçoit une pénalité", a déploré Guenther Steiner, au sujet du GP de France, où son protégé a obtenu la onzième place mais aussi une pénalité de cinq secondes pour avoir touché Ocon au départ. Tancé par son jeune compatriote, le pilote de 32 ans lui a vertement répondu. Entre ses propres erreurs (Azerbaïdjan, Espagne, France), celles de son équipe (Australie) et des problèmes sur sa monoplace (Bahreïn, Canada), la campagne 2018 de Grosjean est un véritable chemin de croix jusqu'à présent. "Au bout d'un moment, cela vous abat, mais je pense qu'il est assez fort pour surmonter" cette très mauvaise passe, assure le "Team Principal" de Haas, qui lui maintient officiellement sa confiance. Mais jusqu'à quand?

McLaren encore dans le dur

McLaren compte déjà dix points de plus que sa récolte totale en 2017 et pourtant l'écurie de Woking traverse une nouvelle mauvaise passe. Son directeur de course le Français Eric Boullier s'est vu récemment reproché par la presse anglo-saxone, dont il n'est pas la tasse de thé, de récompenser ses employés pour leurs heures supplémentaires de dur labeur avec des barres chocolatées à bas prix. L'incertitude autour de l'avenir de l'Espagnol Fernando Alonso et les performances anonymes du Belge Stoffel Vandoorne n'aident pas non plus à établir une atmosphère de travail sereine.

Sainz Jr doit s'affirmer

Chez Renault depuis octobre dernier, Carlos Sainz Jr s'est fait apprécier pour son coup de volant mais aussi par ses manières car l'Espagnol est un garçon très bien élevé. Cependant, à 23 ans, pour sa quatrième saison en F1, davantage est attendu de lui. Neuvième du championnat, le fils de l'ancien champion du monde des rallyes pointe à six points de son équipier Nico Hülkenberg (7e). Et son statut de pilote prêté par Red Bull à Renault, après le divorce entre les deux entités acté pour l'année prochaine, le place dans une situation, sinon inconfortable, du moins incongrue. Il doit absolument faire le maximum pour que la marque au losange souhaite poursuivre avec lui en 2019 tout en guignant la place de l'Australien Daniel Ricciardo si celui-ci devait partir chez Mercedes ou Ferrari, hypothèse toutefois de moins en moins probable.

AFP