Esteban Ocon : "Cela fait un an et demi que je me prépare, j'ai hâte de reprendre"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Fabien Lévêque
Esteban Ocon
Le pilote de F1 Esteban Ocon | ANTONIN VINCENT / DPPI Media / DPPI

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Confiné avec sa famille en Normandie, le pilote français de Formule 1 Esteban Ocon a répondu au coup de fil de Fabien Lévêque pour nous donner de ses nouvelles. Il revient sur la situation actuelle, sur son retour en F1, et nous livre ses espoirs pour la suite de la saison... Entretien.

Esteban, où êtes-vous confiné ?
Esteban Ocon : "Je suis en Normandie avec ma famille. C'est important d'être soudé."

Étiez-vous impatient de retrouver la F1 ?
EO : "Je voulais énormément re-piloter. Ça faisait longtemps que je n'avais pas participé à un Grand prix. Cela fait un an et demi que je me prépare, j'ai hâte de reprendre."

Comment cela s'était-il passé en Australie ?
EO : "C'était très étrange. Une fois arrivé pour la journée de préparation, je ne faisais pas attention, j'étais à fond dedans. Mais lors de la conférence de presse le soir, toutes les questions concernaient le virus. J'étais vraiment surpris !"

"J'effectue beaucoup de simulations"

Aviez-vous pu réaliser un tour de circuit avec votre Formule 1 en Australie ?
EO : "Non. J'ai pu faire 4-5 tours en voiture de route. C'était vraiment mon unique plaisir et c'était bien trop court."

Quelle est votre méthode pour garder les réflexes ?
EO : "J'effectue beaucoup de simulations notamment sur le jeu video Grand Turismo." 

Comment compense-t-on en terme de sensations ?
EO : "Ce n'est pas pareil mais le jeu devient de plus en plus réaliste ! C'est loin d'être facile, ce n'est pas parce que je suis pilote professionnel dans la vraie vie que je maîtrise complètement la simulation. J'ai des concurrents qui vont plus vite que moi, je dois vraiment me donner à fond pour être à leur niveau. Je ne sais pas comment j'aurais fait il y a 30 ans pour simuler mon sport."

"Alain Prost, un mentor pour moi"

Avez-vous des nouvelles de votre coach Alain Prost ?
EO : "On discute par message. Je le laisse un peu tranquille avec sa famille."

Avez-vous reçu ses précieux conseils pour votre retour ?
EO: "Il a été important. Je le vois comme mon mentor, avoir une légende comme lui dans notre équipe est une grande chance. Quand on s'appelle, je bois ses paroles et j'écoute ce qu'il a à me dire."

Qui était votre idole quand vous étiez plus jeune ?
EO : "Michael Schumacher ! J'ai grandi quand il était au top ! Il dominait la course tous les dimanches. C'était le symbole de la F1."

Pensez-vous que le Grand prix de France va se dérouler à huis clos ?
EO : "Je ne sais pas. Je me réveille et je regarde les informations comme tout le monde. Personne ne sait ce qui va se passer, la situation évolue tellement vite. J'espère que ça va se dérouler fin juin."

"Rendre hommage aux soignants"

Dix grand prix ont été reportés, ça fait beaucoup...
EO : "C'est énorme. Depuis la guerre, on n'a pas vu une telle situation. On se rappellera longtemps de cette saison, mais pas pour les bonnes raisons."

Quelle est votre grande occupation du moment ?
EO : "Je suis passionné par les voitures télécommandées. J'en fais en fin de journée quand j'ai un peu de temps. J'adore tout ce qui va vite et qui fait un peu de bruit (sourire). Je possède quelques voitures de compétitions. Je fais mes chronos seul et ça roule fort. C'est une façon de rouler pour moi."

Un message à faire passer ?
EO :
 "Merci à nos héros du quotidien !!! Tout est dit dans ce message, les personnes qui travaillent dans des conditions difficiles à sauver des vies, c'est a eux qu'il faut rendre hommage."

Fabien Lévêque FabLeveque